Gitega : « manœuvres dilatoires » dans l’affaire Émilienne Sibomana contre l’abbé Laurent Ntakarutimana
Le procès opposant Émilienne Sibomana, secrétaire du lycée technique Christ Roi de Mushasha, à l’abbé Laurent Ntakarutimana, directeur de cette école, n’a pas eu lieu. Le siège de la Cour d’appel s’était pourtant déplacé à la prison centrale de Gitega (centre du pays et capitale politique) le jeudi 5 septembre 2023.
Le ministère public a déclaré ne s’être pas muni du dossier. La défense évoque des manœuvres dilatoires. (SOS Médias Burundi)
Michella Niyonizigiye, avocate d’Émilienne Sibomana, qualifie l’attitude du ministère public de manœuvres dilatoires.
« Il fait durer la procédure et retient sa cliente à la prison centrale de Gitega où elle est incarcérée ».
Madame Sibomana, accusée de dénonciation calomnieuse, avait été condamnée à cinq ans de prison ferme et au paiement d’un dédommagement de cinq millions de francs burundais par le tribunal de grande instance de Gitega, il y a quelques mois.
C’est après avoir dénoncé que l’abbé Laurent Ntakarutimana, directeur du lycée technique Christ Roi de Mushasha (Gitega) est responsable d’abus sexuels sur des élèves du lycée.
Une révélation faite au cours d’une réunion animée par trois membres du gouvernement, dont le ministre de l’Éducation, le 26 janvier dernier, à l’école paramédicale de Gitega .
Au nom de la Fédération nationale des syndicats du secteur de l’enseignement et de l’éducation du Burundi (FNASSEB ), Antoine Manuma avait dénoncé le verdict rendu par le tribunal de grande instance de Gitega et réclamé sa libération.
L’affaire a été remise au 9 novembre prochain.
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Une femme portant un enfant au dos passe devant la cour d’appel de Gitega devant laquelle l’affaire Émilienne Sibomana contre l’abbé Laurent Ntakarutimana a été portée, crédit photo : Jean Pierre Aimé Harerimana
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