Bubanza : faute de produits Brarudi, les consommateurs font recours aux vins locaux
Comme dans d’autres provinces, trouver des produits Brarudi dans la province Bubanza (ouest du Burundi) est très difficile. À leur place, des bars font recours aux vins locaux très alcoolisés et à un prix non réglementé.Des habitants disent être dépassés par ce qui se passe. Ils demandent au gouvernement de trouver une solution. (SOS Médias Burundi)
Dans les buvettes du centre commercial de Bubanza, aucune boisson alcoolisée, ni limonades de la plus grande brasserie du Burundi.
« Certains bars ont fermé. Les employés envoyés en chômage. On n’a pas de choix », se désolent des tenanciers de bars.
Avec la situation, beaucoup de personnes qui gagnaient leur pain grâce aux bars ont été impactées. C’est le cas de Florence*. Elle vendait des frites accompagnant la viande grillée dans un bistrot de Bubanza-centre.
« Nous sommes au chômage, que dire. Notre patron s’est vu dans l’incapacité de travailler. Sans boissons, tout est bloqué », dit-elle.
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Recours aux vins locaux
Avec la carence des produits Brarudi, certains bars font recours aux vins produits localement.
« Pour faire survivre notre commerce, nous avons décidé de recourir aux vins produits localement, mais il y a énormément de risques. Certains de ces vins ne sont pas certifiés, d’autres ont un taux d’alcool très élevé. C’est dangereux pour la santé, mais ont n’a pas d’autre choix », affirment des vendeurs qui précisent que l’administration les tolère.
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SOS Médias Burundi a pu identifier certains des vins « made in Burundi » évoqués. Il s’agit entre autres de Susuruka, Sorora, Saporo, Mukambati,…
« Dans des bouteilles en plastique pour certains, ils ont un volume alcoolique qui va jusqu’à 16% », ont remarqué nos reporters.

Autre problème, des consommateurs dénoncent une hausse du prix d’achat pour les nouveaux produits dans les bars.
« Le malheur ne vient pas seul. Les prix de ces vins augmentent chaque jour. L’État devrait fixer et réguler les prix de ces produits’’, insistent les consommateurs.
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La situation à Bubanza est loin d’être unique. Les produits Brarudi se raréfient dans pratiquement toutes les localités du pays.
Des spécialistes de l’économie alertent que la fermeture de l’une des plus grandes sociétés du pays serait une perte énorme pour l’économie de la petite nation de l’Afrique de l’est déjà asphyxiée.
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Photo : des habitants dont des vendeurs de brochettes devant un bar qui a fermé suite au manque de boissons Brarudi à Bubanza, avril 2024
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