Bujumbura : la pénurie du carburant affecte la vie économique de la mairie
Ils sont nombreux à se lamenter suite au problème de manque de carburant. D’abord la population qui doit se déplacer pour diverses occupations mais aussi les services qui se trouvent dans l’incapacité de réaliser des programmes tels que prévus. (SOS Médias Burundi)
Les bus de transport qui assurent le déplacement dans les quartiers de la ville commerciale Bujumbura sont invisibles, que ce soit sur les parkings du centre-ville de Bujumbura ou dans les quartiers.
« Nous pouvons passer plus de deux heures à attendre qu’un bus vienne en vain. On aurait accepté de payer même plus pour arriver au travail à temps, » déclare un homme rencontré vendredi matin dans un quartier du nord de la ville.
« Moi je me marie ce samedi. Tous ceux qui m’avaient promis de me prêter leurs voitures sont sans carburant. Sur le marché noir, pour 5 litres d’essence, on me demande 50 mille francs », s’indigne un jeune homme, déconcerté.
Dans les bureaux, ce sont les mêmes lamentations. Les responsables contactés nous font part des problèmes de pouvoir se rendre sur terrain pour finaliser les activités déjà planifiées.
D’autres sont bouleversés de voir le personnel arriver vers 10h et épuisé à cause du trajet effectué à pied. Et encore…
Cette pénurie de carburant affecte aussi les écoles de la mairie.
« Nous sommes contraints de tolérer le retard des élèves car c’est la période des examens et nous connaissons la situation du moment », a confié un directeur d’école.
Le malheur des uns fait le bonheur des autres
Des privés qui parviennent à acheter le carburant sur le marché noir se sont improvisés et transportent les gens qui n’arrivent pas à avoir de bus. Ils fixent les prix comme ils le veulent, selon des passagers.
« C’est la pire des situations. On n’avait jamais connu une pénurie de mazout et d’essence en même temps à ce point là », déplorent des habitants de Bujumbura, désespérés.
« Le gouvernement semble assister impuissamment à cette situation », ajoutent-ils.
Vendredi soir, plusieurs citadins ont confié à SOS Médias Burundi que « nous ne savons pas comment nous allons rentrer à la maison ».
Malgré toutes ces difficultés auxquelles fait face la population urbaine, les longues files d’attente des véhicules aux stations-services stagnent, et il n’y a aucune promesse qu’au moins bientôt le carburant sera disponible.
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Photo d’illustration : plusieurs véhicules sur une station-service sans carburant dans la ville commerciale Bujumbura
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