Bururi-Rumonge: les produits Brarudi se raréfient, les commerçants se lamentent
Dans les provinces Bururi et Rumonge (sud, sud-ouest du Burundi) les produits de la Brarudi se raréfient de plus en plus. Depuis une semaine, aucun des mégas n’a été approvisionné. Cette entreprise de brassage de boissons explique que la carence est liée à un manque de devises pour s’approvisionner en matières premières dont elle a besoin pour brasser. Une information confirmée par le Premier ministre. Gervais Ndirakobuca l’a en effet évoqué le jeudi 25 avril devant les parlementaires à l’hémicycle de Kigobe. (SOS Médias Burundi)
Les bistrots des quartiers populaires de la ville de Rumonge et les boutiques vendent pour le moment la bière locale par manque des boissons de la Brarudi.
« Nous buvons ces boissons depuis que les produits Brarudi sont rares dans notre région. C’est à défaut des produits de la Brarudi qu’on avait l’habitude de consommer », déplore un inconditionnel de l’Amstel 72cl.
D’autres affirment avoir des doutes sur la qualité des produits qu’ils consomment et leurs effets sur la santé.
La ville de Rumonge vient de passer plus d’une semaine sans être approvisionnée en produits Brarudi, selon des commerçants de la place qui précisent qu’ils travaillent à perte.
Au chef-lieu de la province Bururi et dans la commune de Matana, c’est la même triste réalité.
Les mégas Brarudi se trouvant à Bururi et à Matana n’ont pas été servis depuis une semaine.
Selon les propriétaires des bistrots, des bars et restaurants, le manque à gagner est énorme.
Invité le jeudi 25 avril à l’hémicycle de Kigobe, le Premier ministre, Gervais Ndirakobuca est revenu sur la question des produits de la Brarudi qui se raréfient de plus en plus depuis un bon bout de temps.
Il a reconnu que la Brarudi a un problème très épineux lié au manque de devises pour importer les matières premières. Gervais Ndirakobuca a déclaré que son gouvernement va se pencher sur la question.
Selon le Premier ministre, la Brarudi a signifié formellement au gouvernement que les activités de cette entreprise sont aux arrêts et elle a sollicité une intervention du gouvernement.
« Nous sommes en train de voir comment trouver une solution. Mais il faut considérer les priorités. Peut-on sacrifier l’argent destiné à l’achat des fertilisants et le donner à la Brarudi aujourd’hui? », a insisté M.Ndirakobuca qui a dit que le gouvernement n’a pas de réponse à presque toutes les crises qui secouent le pays maintenant, blamant les sanctions de 2015, consécutives à un autre mandat controversé de feu président Pierre Nkurunziza cette année-là. Selon lui, « ces sanctions ont plongé le pays dans le gouffre après 2020 car entre 2015 et 2020, nous avions encore quelques épargnes ».
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Photo d’archives : des vendeurs de produits Brarudi à la recherche de boissons en vile de Rumonge
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