Mahama : la flambée des prix plonge les réfugiés dans une précarité croissante

Mahama : la flambée des prix plonge les réfugiés dans une précarité croissante

SOS Médias Burundi

Mahama, 29 avril 2026 – La hausse continue des prix des produits de première nécessité aggrave les conditions de vie des réfugiés du camp de Mahama, dans l’est du Rwanda. Plusieurs familles affirment ne plus parvenir à couvrir leurs besoins alimentaires malgré l’assistance humanitaire.

Au camp de Mahama, situé dans l’est du Rwanda, de nombreux réfugiés disent vivre une situation de plus en plus difficile en raison de la forte hausse des prix des denrées alimentaires de base.

« Même manger une fois par jour devient difficile », confie un réfugié du camp, qui abrite des Burundais et des Congolais.

Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, les prix des produits vivriers ont fortement augmenté ces six derniers mois, notamment dans les marchés de Mahama I et Mahama II.

Le kilogramme de riz est passé de 1000 à 1300 francs rwandais, 1,5 kilogramme de haricots coûte désormais 1500 francs rwandais contre 1000 auparavant, tandis qu’un litre d’huile de cuisine est passé de 2500 à 3400 francs rwandais.

Un réfugié burundais installé dans le camp depuis plus de dix ans affirme n’avoir jamais observé une telle hausse des prix. Il regrette que l’assistance humanitaire ne permette plus de couvrir les besoins essentiels des ménages.

L’assistance monétaire accordée aux réfugiés est actuellement distribuée selon des catégories de vulnérabilité sociale. Les personnes classées dans la première catégorie reçoivent chacune 6800 francs rwandais par mois.

« Une famille de cinq personnes classée dans la première catégorie reçoit environ 34 000 francs rwandais. Avec cela, elle peut acheter environ 12 kilos de riz, 10 kilos de farine de maïs et un litre d’huile de cuisine. Cette ration ne peut durer qu’une semaine et demie, au maximum deux semaines », explique une source sur place.

Selon plusieurs réfugiés, le reste du mois est marqué par de grandes difficultés alimentaires et matérielles.

Pour tenter de survivre, de nombreux réfugiés quittent quotidiennement le camp afin de chercher de petits travaux dans les villages environnants. Certains travaillent dans les champs agricoles tandis que d’autres sont employés sur des chantiers de construction.

Face à cette situation, plusieurs réfugiés appellent le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) ainsi que le gouvernement rwandais à revoir à la hausse l’assistance accordée aux ménages réfugiés afin de faire face à l’augmentation du coût de la vie.

Le camp de Mahama accueille plus de 65 000 réfugiés, dont plus de 41 000 Burundais. Les autres réfugiés sont principalement originaires de la République démocratique du Congo.

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Photo : Un marché au camp de Mahama, dans l’est du Rwanda. Les réfugiés burundais et congolais dénoncent une forte hausse des prix des produits de première nécessité, devenue difficile à supporter malgré l’assistance humanitaire. © SOS Médias Burundi

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