Gitega : cahiers, uniformes, sacs… la rentrée scolaire devient un luxe
SOS Médias Burundi
Gitega, 24 août 2026 — À l’approche de la rentrée scolaire, les parents d’élèves de Gitega, au centre du Burundi et capitale politique du pays, font face à une hausse sensible des prix du matériel scolaire et des uniformes. Cette situation suscite de nombreuses inquiétudes, alors que les familles doivent également se préparer à la saison culturale A.
Comparativement à l’année passée, plusieurs fournitures scolaires connaissent une augmentation de prix. Le cahier de 100 feuilles est passé de 3 000 à 3 500 francs burundais, celui de 60 feuilles de 2 000 à 2 500 francs, tandis que le cahier de 48 feuilles coûte désormais 1 500 francs contre 1 000 francs auparavant. Les cahiers de 36 et de 24 feuilles, quant à eux, ne sont pas disponibles en quantités suffisantes sur le marché.
D’autres fournitures ont également enregistré une hausse. Le prix d’un registre est passé de 15 000 à 20 000 francs burundais, celui d’une boîte mathématique de 3 000 à 3 500 francs, tandis qu’une couverture coûte désormais 1 500 francs contre 1 000 francs l’année dernière.
Les uniformes également concernés
La hausse touche aussi les uniformes scolaires.
Pour les enfants de la 1ère à la 2e année, le prix de l’uniforme est passé de 15 000 à 20 000 francs burundais. Pour ceux de la 3e à la 4e année, il est passé de 20 000 à 25 000 francs.
Pour les élèves de la 4e à la 6e année, l’uniforme coûte désormais 30 000 francs contre 25 000 francs auparavant.
Pour les enfants de l’école fondamentale, l’uniforme est passé de 30 000 à 35 000 francs burundais. Au post-fondamental, il faut désormais compter 40 000 francs, contre 35 000 francs l’année précédente.
Les sacs scolaires connaissent eux aussi une hausse. Une sacoche destinée à un enfant du primaire coûte aujourd’hui 40 000 francs contre 35 000 francs auparavant. Pour les élèves du secondaire, son prix est passé de 40 000 à 50 000 francs burundais.
Des parents entre rentrée scolaire et saison culturale
Face à cette augmentation généralisée, certains parents disent éprouver des difficultés à réunir les moyens nécessaires pour envoyer leurs enfants à l’école. La rentrée intervient en effet à une période où les familles doivent également mobiliser des ressources pour les préparatifs de la saison culturale A.
Interrogés au marché central de Gitega, certains commerçants attribuent cette flambée des prix à la dévaluation de la monnaie burundaise. D’autres évoquent la pénurie répétitive de carburant, qui, selon eux, contribue à augmenter les coûts d’approvisionnement et de transport des marchandises.
Pour les parents, cette hausse des prix constitue donc une charge supplémentaire à l’approche de la rentrée scolaire, dans un contexte économique déjà difficile.
La situation de Gitega illustre les difficultés auxquelles sont confrontées de nombreuses familles burundaises, prises entre les dépenses liées à la rentrée scolaire et celles nécessaires à la préparation de la saison culturale A.
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Photo : Une sœur catholique passe devant des étals où sont vendues des fournitures scolaires devenues très chères, à l’approche de la rentrée scolaire, au marché de Gitega, capitale politique du Burundi, août 2026. © SOS Médias Burundi
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