Rumonge : la pénurie d’essence perturbe les activités de pêche et de transport

Rumonge : la pénurie d’essence perturbe les activités de pêche et de transport

Le prix du ticket de transport a doublement augmenté dans la ville de Rumonge, pour ceux qui se déplacent à moto et à tricycle communément appelé Bajaj. Les pêcheurs disent que leur activité a aussi été affectée par la carence d’essence. L’autorité provinciale parle de « spéculation » et a pris des mesures pour redresser la situation dans cette province du sud-ouest du Burundi. (SOS Médias Burundi)

Dans le centre-ville, le trajet qui était facturé 500 francs burundais par moto est maintenant taxé à 1000.
Le transport à bord des tricycles Bajaj a également été revu à la hausse. Les frais de transport sont passés de 1000 francs burundais à 2000 pour un même tronçon au chef-lieu de la province de Rumonge dont le rayon ne dépasse pas 1km et demi.

Sur la route de Rumonge à Bururi, le transport se fait surtout dans les bus et les taxis. le ticket a aussi doublement augmenté. Il est passé de 4000 à 8000 francs burundais voire même à 10 mille francs burundais.

La même situation est raporté sur les tronçons Rumonge-Minago et Rumonge-Buyengero et Rumonge-Burambi.

Les conducteurs de véhicule contactés ont expliqué qu’ils ont du mal à trouver de l’essence.

Dans une réunion tenue par le gouverneur de la province de Rumonge Léonard Niyonsaba a accusé les transporteurs de spéculation et les propriétaires de bateaux d’alimenter le marché noir.

Des pompistes ont expliqué qu’aucune station- service sur les huit que compte la ville de Rumonge ne dispose de l’essence.

Les conducteurs s’approvisionnent au marché noir où un litre et demi coûte entre 12 et 18 mille francs burundais s’ils parviennent à en avoir. Le prix officiel d’un litre étant de 3275 francs burundais.

Des conséquences se font sentir sur les activités de transport des passagers mais aussi dans les activités de pêche.

Les pêcheurs sillonnent les stations-service avec des bidons à la recherche de l’essence. La pêche ne peut être possible sans ce carburant.

Dans une réunion organisée par les autorités administratives de la province ce mercredi avec les propriétaires de véhicules de transport, des stations-service et des bateaux de pêche, le gouverneur Léonard Niyonsaba s’en est pris aux transporteurs les accusant de spéculation autour du ticket de transport. Les pêcheurs quant à eux ont été accusés de « cacher de l’essence pour en revendre à un prix élevé sur le marché noir ».

Des mesures pour contrôler la distribution du carburant ont été annoncées par le gouverneur de province.

Désormais, tous les bateaux de pêche devraient être recensés et identifiés. Les besoins en carburant pour chaque bateau de pêche seront enregistrés pour retracer les circuits de distribution d’essence dans les stations-service.

L’ activité de recensement devrait commencer d’ici mercredi prochain sous la supervision des administrateurs communaux des entités frontalières du lac Tanganyika.

Certains habitants contactés disent que ces mesures risquent de n’apporter aucun effet dans la mesure où ce sont « les responsables administratif et policier qui favorisent toutes les formes de spéculation et ce marché parallèle du carburant ».

Jusqu’à présent ,seul le prix du ticket de transport Bujumbura (capitale économique) -Rumonge est resté inchangé. Les transporteurs respectent le prix officiel de 6000 francs burundais fixé par le gouvernement. Sur ce tronçon, une grande partie des véhicules assurant le transport roulent à base de mazout. Ce produit est disponible partout. Ceux qui en ont besoin n’ont pas de difficultés d’approvisionnement.

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Photo : des passagers attendent un bus au parking de Rumonge

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