Pénurie du sucre : seuls les fonctionnaires ont droit à l’achat à Bujumbura

Pénurie du sucre : seuls les fonctionnaires ont droit à l’achat à Bujumbura

Dans plusieurs boutiques et alimentations, on ne trouve pas de sucre. Rares parfois sont des boutiques qui détaillent par grammes.Les habitants disent s’y habituer même si ce n’es est pas facile.Dans certaines organisations privée et étatique, les salariés s’organisent pour avoir 2 ou 3 sacs et se départagent la quantité. (SOS Médias Burundi)

Certains habitants de la capitale économique Bujumbura se plaignent de cette fourniture « sélective ».

« Moi , j’ai de la chance d’avoir un voisin qui, pour avoir du sucre ne peine pas. Là où il travaille, les employés se partagent autant de kilos qu’ils veulent et moi j’en profite maintenant. Avoir un tel ami ou voisin ces jours- ci est une opportunité très rare », indique un habitant de Bujumbura qui dénonce toutefois  » un approvisionnement sélectif ».

La carence du sucre vient de durer plusieurs mois dans la petite nation de l’Afrique de l’est. Mais c’est la ville commerciale qui est plus touchée.

« J’ai trois enfants encore tout petits, le sucre on ne peut s’en passer chez moi. Et comme je ne peux pas monter tous les jours à Gitega (capitale politique) pour m’en procurer, je m’arrange pour obtenir les rares quantités dont on a besoin et les commande là-bas , bien sûr à un coût très élevé mais on n’a pas le choix », se désole une mère de famille.

La pénurie du sucre qui était temporaire a tendance à s’éterniser et les Burundais s’y habituent , tout comme à beaucoup d’autres carences comme celles du carburant, des engrais chimiques, de documents de voyage et passeports, de boissons ou carence en courant électrique….

Dans certaines zones comme à Nyakabiga (centre de la ville de Bujumbura), alors que le sucre se vend à 5 mille francs burundais au lieu de deux mille cinq cents le kg ( prix officiel), « les clients se voient obligés d’acheter du pain pour avoir un kilogramme de sucre. Le comble de malheur, le kg vendu manque plus de 100 grammes sur le poids réel », ont remarqué nos reporters.

Jusqu’à présent, la Sosumo (Société sucrière de Moso) qui produit le sucre persiste et signe: « nous avons même une production excessive et chaque province reçoit les quantités qui lui reviennent », ne cessent d’expliquer des responsables de la seule usine étatique en charge de la production du sucre dans cette nation où « les responsables administratifs, policiers ou militaires peuvent faire des déclarations sans en être tenus responsables » à l’instar du président de l’Assemblée nationale Daniel Gélase Ndabirabe qui a brillé par des « blâmes » ces derniers jours, chargeant les conducteurs de taxi motos et vélos chassés de la plupart de zones dans la ville commerciale Bujumbura de « causer des accidents afin de trouver du sang servant de sacrifice satanique ».

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Photo : un client obligé d’acheter du pain pour que l’on puisse lui servir du sucre à Nyakabiga

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