Burundi : Gitega doit plus 147 milliards d’impayés au titre de contributions statutaires aux organismes régionaux et internationaux
Le gouvernement propose de se retirer des organismes qui ne lui procurent pas d’ intérêts économiques, politiques et financiers escomptés. C’est du moins selon le compte-rendu du Conseil des ministres de ce mercredi 3 août 2022 lu par le porte-parole du gouvernement Prosper Ntahorwamiye à la RTNB (Radio Télévision Nationale du Burundi). Il a déclaré que le Burundi doit 147. 772. 824. 382 francs burundais aux organismes régionaux et internationaux. Des arriérés accumulés à cause du non respect des engagements financiers par le Burundi au titre des contributions statutaires aux organismes dont la petite nation de l’Afrique de l’est est membre. (SOS Médias Burundi)
Prosper Ntahorwamiye affirme que ces impayés sont dûs aux multitudes d’organismes auxquels le Burundi est affilié sans tenir compte des profits qu’il va en tirer.
Entre temps, le pays ne dispose pas de ressources financières nécessaires pour honorer ses engagements.
D’après le porte-parole du gouvernement , c’est le ministre des Finances Domitien Ndihokubwayo qui a proposé une note y relative au conseil de ministres de retirer le Burundi de certains organismes qui ne lui procurent pas des bénéfices économiques, politiques et financiers escomptés.
Le conseil des ministres a recommandé l’élaboration d’ un plan de régularisation échelonné des arriérés. Le ministère en charge des affaires étrangères est tenu d’actualiser la liste des organismes régionaux et internationaux auxquels le Burundi appartient.
Cette liste permettra au conseil des ministres d’ opérer le choix des organismes dans lesquels il préfère rester, selon le communiqué.
Selon un récent rapport du Fonds monétaire international FMI, « le Burundi est monté sur la première marche du triste podium des pays les plus pauvres ». Et durant plusieurs mois, la petite nation de l’Afrique de l’est dont les dirigeants ne cessent de vanter les richesses naturelles qu’elle renferme sans que la population n’en jouisse, est caractérisée par une pénurie persistante de presque tous les produits sensibles comme le carburant, le sucre, les engrais chimiques, le ciment, l’électricité… et peine à trouver des solutions durables pour y remédier.
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Photo : Prosper Ntahorwamiye, porte-parole du gouvernement
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