Ngozi : un Indien écope de 4 ans et une expulsion du Burundi après avoir purgé sa peine
Quatre ans d’emprisonnement, dix millions de francs burundais de dédommagement et cinq ans d’expulsion du territoire burundais après avoir purgé sa peine, c’est la peine que le tribunal de grande instance de Ngozi a infligé à un Indien ce dimanche dans un procès en flagrance. Le concerné habite au centre urbain de Ngozi (nord du Burundi). Le 30 novembre dernier, il avait frappé à la tête une jeune écolière avec un long tournevis. (SOS Médias Burundi)
L’ histoire a ému les Burundais. Plusieurs commentaires ont été émis sur les réseaux sociaux.
Dans une audience de flagrance tenue ce dimanche, le coupable a été condamné pour « coups et blessures volontaires » infligés à l’endroit d’une petite fille de 13 ans.
Tosif Ilyas, la trentaine a blessé une écolière de 13 ans. Elle l’a salué en disant « Yambu yambu Muzungu » en français « salut salut le blanc ».
La jeune écolière qui rentrait de l’école avec ses compagnons a été saisie par cet Indien qui l’a frappée deux fois d’un long tournevis sur la nuque, ont indiqué des témoins de la scène qui ont vite alerté la police.
Dans une audience d’au moins deux heures, en présence des représentants des organisations luttant pour les droits des enfants et de la Commission nationale indépendante des droits de l’homme CNIDH, le tribunal de province a infligé à l’auteur de l’agression « une peine d’emprisonnement ferme de quatre ans ». Il devra aussi verser une somme de 200 mille francs d’amende et 10 millions de francs burundais de dédommagement.
En cas de non paiement de cette somme, Tosif Ilyas subira une peine d’emprisonnement de 50 ans.
Le tribunal de Ngozi lui a également obligé de « quitter le territoire burundais pendant au moins 5 ans après avoir purgé sa peine ».
Mercredi dernier, ce ressortissant indien connu pour être très violent à l’endroit des enfants, selon des habitants, avait passé moins d’une demi- heure en détention après les faits, ce qui avait écœuré la famille de la fillette Jennifer Uwimbabazi et les associations de défense des droits des enfants.
Plusieurs observateurs locaux ont salué la décision du tribunal de province et remercié « toutes les personnes qui se sont impliquées pour qu’il soit arrêté de nouveau et jugé ».
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Photo : Tosif Ilyas, condamné pour avoir blessé une écolière, à Ngozi
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