Goma : plusieurs médias privés d’accès à l’information

Goma : plusieurs médias privés d’accès à l’information

Des médias nationaux et internationaux se disent exclus dans la couverture de faits qui affectent la situation actuelle du pays et de la région. Des journalistes s’insurgent contre le fait que plusieurs activités que la presse devrait couvrir pour informer l’opinion se déroulent à huis clos.Ils demandent que l’accès à l’information soit garanti. (SOS Médias Burundi)

Des institutions optent pour les médias de leur choix qui diffusent ce qu’elles veulent au lieu de donner la vraie version des faits, ont déploré des journalistes.

« Les conférences de presse et autres cafés de presse qu’organisent différentes organisations tant nationales qu’internationales sont couvertes par des médias sélectionnés et refusent de s’ouvrir aux autres », a témoigné un journaliste local.

Par exemple, la conférence de presse tenue à Goma par la délégation du Conseil de sécurité des Nations Unies le weekend dernier a soulevé plusieurs questions.

Plusieurs médias n’ont pas eu accès à la couverture médiatique.

« Les Nations Unies avaient établi une liste de journalistes, et non de médias. Ainsi, de nombreux journalistes n’ont pas été invités. Cette conférence avait comme objectif d’évaluer la situation sécuritaire dans la partie est de la République démocratique du Congo et d’énoncer une solution avec les autorités de Kinshasa, la MONUSCO et la force régionale des États de l’Afrique de l’Est qui a la mission de restaurer l’accalmie dans la province du Nord-Kivu », a expliqué un journaliste.

« Parmi les médias et journalistes qui n’ont eu accès à cette conférence, l’on peut citer la Voix de l’Amérique, Digitale Congo, les Volcans news, le Renouveau.NET, Kivumorningpost, actualité.Cd, Congo check et autres », précise un autre journaliste qui s’est dit exclu.

«Parmi des journalistes invités il y avait même ceux qui ne sont plus dans la carrière. Ils ont été invités suite aux connaissances particulières avec quelques agents de protocole de la MONUSCO. D’autres étaient des journalistes mais qui ne travaillent plus au compte des médias dont les noms étaient sur la liste », a témoigné un journaliste qui, lui, a pris part à cette conférence.

Certaines structures de la société civile se plaignent également de n’avoir pas été reçues par la délégation du Conseil de sécurité des Nations Unies.

« Les Nations Unies ne voulaient pas que tout soit mis au clair, raison pour laquelle des journalistes n’ont pas été invités dans cette conférence de presse. Nous sommes dans un État de droit, un État où chacun a la liberté de s’exprimer et de donner son point de vue par rapport à ce qui se passe dans le pays» , a insisté un acteur de la société civile local.

Des journalistes sont victimes d’intimidations de la part de certaines autorités congolaises surtout lorsqu’ils dénoncent la faiblesse de l’armée sur la ligne de front.

Selon Journalistes en danger (JED), une organisation de défense des droits des journalistes en RDC, au moins 65% des journalistes ont été arrêtés par les autorités congolaises, les accusant de donner la parole aux rebelles dans la partie-Est du vaste pays de l’Afrique centrale, surtout dans le Nord-Kivu où l’armée loyaliste s’affronte avec le M23, avant d’être relâchés.

D’autres journalistes sont tués dans les zones de combats et cela passe inaperçu.

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Photo d’illustration : un journaliste congolais en train d’interviewer des déplacés dans un camp situé en province du Nord-Kivu

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