Burundi : paralysie des activités commerciales suite à la rareté de nouveaux billets dans les banques commerciales
Ces jours-ci, les banques sont dans l’incapacité de servir normalement les clients. La décision prise par la banque centrale de changer les billets de 5000 et 10.000 francs burundais a entrainé des conséquences comme la paralysie des activités commerciales. L’échange de nouveaux billets est quasi impossible. (SOS Médias Burundi)
Un habitant de la ville de Bujumbura (capitale économique) a indiqué avoir des problèmes de déplacement.
« Nous avons un sérieux problème, nous ne pouvons même pas payer le ticket de transport avec les anciens billets », se désole ce citadin.
Un autre d’ajouter, en colère : « est-ce que vous savez que dans nos quartiers nous n’arrivons plus à payer avec les anciens billets? Les boutiquiers nous repoussent».
La même situation se présente dans les banques commerciales.
Les clients n’acceptent pas d’être servis avec les anciens billets qui leur causent des problèmes et les banques n’ont pas à leur disposition les nouveaux pour satisfaire les clients.
« Les banques sont surpeuplées avec des lamentations partout des clients. C’est un désordre total et la désolation qui s’y observent car presque toutes les activités sont paralysées », ont constaté des clients.
Des commerçants rencontrés devant des guichets des banques s’indignent que « les retraits par les cartes électroniques soient suspendus momentanément par manque de billets et les responsables n’ont pas de réponses convaincantes à nous donner ».
Ils en profitent pour vendre leurs produits à un prix élevé tandis qu’une catégorie de gens commence à échanger les nouveaux billets sur le marché noir moyennant des intérêts.
Les billets de 1000 et 2000 francs qui servaient de voie de recours durant cette période de démonétisation depuis le 07 juin laissent vides les caisses des banques qui ne doivent pas dépasser 300.000 francs par personne physique et par jour, et 15.000.000 francs par personne morale.
LIRE AUSSI :
Dans le communiqué du premier vice-gouverneur de la BRB sorti ce 11 juin 2023, Désiré Musharitse avait rappelé à ceux qui refusent de recevoir les anciens billets de 5000 et 10.000 francs que ces derniers continuent d’être utilisés dans les transactions jusqu’au 17 juin.
Dans la plupart de provinces, des sources locales ont rapporté avoir vu « des agriculteurs des fois très âgés désemparés, solliciter l’ouverture de comptes bancaires pour pouvoir y déposer des anciens billets en sacs, en vain ».
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Photo d’illustration : un centre commercial dans la ville commerciale Bujumbura, juin 2023
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