Nakivale (Ouganda) : plus de dix personnes emportées par des maladies cardio-vasculaires en deux mois
Les maladies cardio-vasculaires causent la mort de beaucoup de personnes au camp de Nakivale en Ouganda. Au moins dix patients sont morts lors des deux derniers mois. Medical Team International (MTI) parle de stress lié aux mauvaises conditions de vie. (SOS Médias Burundi)
Ce sont des personnes de plus de 50 ans ou légèrement moins qui sont plus victimes de ces maladies. « On parle de plus d’une dizaine de morts. Moi j’en connais six, deux femmes et quatre hommes. Ils ne sont pas plus âgés en tout cas, atour de 50 ans », affirme un réfugié qui a perdu une parenté.
L’Hypertension artérielle est la principale cause d’après Medical Team International (MTI) qui s’occupe du volet-santé au camp de Nakivale.
« Le stress est la principale cause de ces pertes en vies humaines. La pauvreté, le manque de frais scolaires pour les enfants, l’avenir incertain, la non évolution socio-économique depuis des années font que des parents se perdent dans des pensées lointaines et du coup la tension monte et si elle n’est pas bien gérée, elle peut dégénérer en de graves maladies », expliquent des agents de MTI. « D’autres personnes ici tentent de se suicider », renchérissent-ils.
D’après les chiffres de MTI, depuis 2019, «le nombre de décès causés par l’hypertension artérielle a augmenté de plus de 30% ».
Ces décès commencent à susciter la peur au sein des réfugiés du camp de Nakivale en Ouganda.
« C’est très dangereux car ce sont des morts subites, quelqu’un dort la nuit étant apparemment en bonne santé et on le retrouve mort le lendemain », se désolent des réfugiés.
Pour le cas du stress, la maladie peut être traitée à travers des séances de psychothérapie. MTI fait de son mieux pour la contenir.
“Tous les mardi et mercredi, les personnes qui souffrent de maladies cardio-vasculaires sont testées et traitées, mais le nombre de décès ne cesse d’augmenter. Chaque mois, il y a entre 2 à 5 personnes qui meurent suite à l’hypertension artérielle. C’est alarmant!! », soulignent des responsables de l’organisation.
Des responsables du camp, des Humanitaires et des leaders locaux conseillent aux gens de « ne pas beaucoup penser aux mauvaises conditions de vie, faire du sport et développer des pensées plutôt positives».
«Cet exercice est presque impossible », selon les réfugiés qui demandent plutôt au HCR et à ses partenaires de mettre en place des stratégies de lutte contre ces mauvaises conditions de vie.
Le camp de Nakivale abrite plus de 140 mille réfugiés dont plus de 33 mille Burundais.
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Photo d’illustration : une pancarte indiquant le camp des réfugiés de Nakivale
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