Bujumbura: les coupures répétitives du courant paralysent les activités commerciales
Depuis des jours, il est rapporté des coupures répétitives de courant électrique dans la capitale économique Bujumbura. Des habitants grognent au moment où des commerçants exerçant des activités exigeant de l’électricité déplorent des pertes irréparables. La Regideso, en charge de la gestion de l’électricité et de l’eau n’a pas encore réagi. (SOS Médias Burundi)
Ils sont nombreux à se plaindre contre les coupures discontinues du courant dans la ville de Bujumbura.
« Nous sommes obligés de payer mille francs burundais de plus sur le tarif habituel quand on se fait coiffer. C’est trop d’argent alors que l’économie va mal », a témoigné en colère à SOS Médias Burundi, une femme sortant d’un salon de coiffure.
Des coiffeurs à leur tour font savoir que cette situation leur cause des problèmes avec des clients « parce qu’ils ne comprennent pas le problème de consommation de carburant. C’est un produit qui coûte beaucoup d’argent ».
Dans un restaurant à côté, le gérant déplore les pertes enregistrées ces deux dernières semaines.
« Nous achetons de la nourriture qui doit être consommée dans la journée. C’est dans la matinée qu’on a le plus de problèmes car on ne peut plus servir le lait. On pouvait vendre jusqu’à 15 litres par jour, mais on prend juste 5 litres pour éviter les dégâts », affirme-t-il.
Dans des familles qui ont l’habitude de s’approvisionner en produits à conserver dans les frigos, ces derniers pourrissent ou se détériorent le lendemain.
D’après des témoignages recueillis par nos reporters, le courant électrique subit des coupures au moins quatre fois pendant la journée avant une coupure plus longue pendant toute la nuit.
« On ne comprend plus la raison d’être de la Regideso », se lamentent-ils.
La Regideso n’a pas encore réagi aux lamentations des habitants.
_________________________
Photo : des câbles et poteaux électriques dans la ville commerciale Bujumbura, septembre 2023
You might also like
Bujumbura : crise de carburant, les véhicules de l’État s’invitent dans le transport en commun
Le Burundi connaît une crise de carburant sans précédent. Les conséquences sont énormes sur les populations en général et plus particulièrement les habitants de la capitale économique, Bujumbura. Dans les
Gitega : l’archevêque de Gitega appelle le CNDD-FDD à plus de tolérance
Le parti CNDD-FDD organise depuis hier une croisade de prière de trois jours dans la capitale politique Gitega. Elle se tient non loin du sanctuaire du parti au pouvoir en
Burundi : le prix des engrais chimiques revu à la hausse
Le gouvernement du Burundi a revu à la hausse le prix des fertilisants. C’est du moins ce qu’a indiqué le ministre de l’Agriculture lors d’un point de presse jeudi, le
