Burundi : la gratuité des médicaments dans le domaine de la santé mentale, c’est le souhait des professionnels psychosociaux
Le principal centre neuropsychiatrique de Kamenge (nord de la ville commerciale Bujumbura) se trouve aujourd’hui dans l’incapacité de satisfaire tous les demandeurs de services suite au nombre élevé des patients. Au cours de l’année dernière, le centre psychiatrique communément appelé « Chez Legentil » a été sollicité par plus de mille patients alors que sa capacité d’accueil ne dépasse pas 160 personnes. À l’occasion de la célébration de la journée dédiée à la santé mentale, un appel a été lancé pour faciliter l’accès aux soins mentaux pour tous les nécessiteux. (SOS Médias Burundi)
Selon le témoignage de Pierre Claver Njejimana, psychiatre et chargé du suivi des malades au sein du centre, le mois de septembre dernier, le centre a eu à accueillir plus de 700 patients dont 630 souffrent de troubles mentaux.
Ceci devient un obstacle majeur d’autant plus que ce centre ne peut apporter une assistance qu’à moins de deux cents personnes, a-t-il précisé.
Il a rappelé, au moment où le monde célèbre le 10 octobre de chaque année la journée dédiée à la santé mentale, qu’au Burundi, des patients sont victimes de rechutes suite à la cherté des médicaments et au non respect de la prescription thérapeutique.
Cet expert propose que les problèmes de santé mentale soient considérés comme d’autres maladies chroniques afin de faciliter l’accès aux soins à tous les nécessiteux.
Les acteurs du secteur psychosocial et de la santé mentale précisent que dans quatre provinces qui ont fait l’objet d’étude, une personne sur quatre pourrait avoir des problèmes qui pourraient conduire à des troubles mentaux.
Les professionnels s’inquiètent du fait que les personnes atteintes ne sollicitent pas leurs services mais se tournent plutôt vers des guérisseurs traditionnels. Ils demandent au gouvernement de reconnaître l’ordre des psychiatres comme un organe ayant un mandat précis.
Le thème de l’année étant « la santé mentale est un droit humain universel », les intervenants dans ce secteur recommandent aux partenaires de prendre le devant pour en faire une réalité.
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Photo d’illustration : un jeune homme souffrant de troubles mentaux dans la ville commerciale Bujumbura
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