Nakivale (Ouganda) : la tuberculose menace les réfugiés
SOS Médias Burundi,
Nakivale, 27 octobre 2025- Une quinzaine de réfugiés ont été admis depuis début octobre à l’hôpital Nyarugugu Health Center IV, désigné pour recevoir tous les cas de tuberculose dans le camp de Nakivale, en Ouganda.
Sensibilisation et prévention dans les villages
Toutes les structures sanitaires du camp sont mobilisées pour limiter la propagation de la maladie. L’administration fait appel à des mobilisateurs communautaires, appelés Village Health Team (VHT), pour effectuer des campagnes de sensibilisation, parfois de porte à porte.
Les VHT expliquent que les principaux signes de la tuberculose incluent une toux persistante de plus de deux semaines, parfois avec du sang, de la fatigue, une perte de poids, une perte d’appétit, des sueurs nocturnes et de la fièvre. D’autres symptômes peuvent apparaître selon l’organe affecté, tels que douleurs thoraciques, ganglions lymphatiques gonflés, douleurs dorsales ou brûlures urinaires.
Dépistage et précautions
Le camp s’apprête à lancer un dépistage de grande envergure, invitant les habitants à se faire tester. Il est également recommandé de ne pas partager les ustensiles de cuisine ou d’autres objets avec des personnes présentant des signes de la maladie.
Lien avec la santé mentale et les conditions de vie
Mardi dernier, alors que le camp célébrait la Journée internationale de la santé mentale, les responsables ont profité de l’événement pour sensibiliser les réfugiés sur la tuberculose. Certains réfugiés soulignent que des maladies comme la tuberculose peuvent contribuer à des problèmes de santé mentale, en particulier dans un contexte de conditions de vie précaires.
« La tuberculose peut aussi être causée par le manque de nourriture adéquate ou d’une alimentation équilibrée, et donc c’est un circuit qui a sa source dans les mauvaises conditions de vie », expliquent-ils, insistant sur la nécessité d’améliorer les conditions de vie pour réduire le nombre de patients.
Un camp densément peuplé
Le camp de Nakivale compte plus de 150.000 réfugiés, dont plus de 33.000 Burundais. La mobilisation des structures sanitaires et communautaires reste cruciale pour prévenir la propagation de la tuberculose et protéger la santé des réfugiés.
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Photo d’illustration : une pancarte indiquant un centre de santé au camp de réfugiés de Nakivale. Le centre de santé « Nyarugugu Health Center IV » est désigné pour recevoir tous les cas de tuberculose dans le camp, où plus de quinze réfugiés ont été admis depuis le début du mois d’octobre. © SOS Médias Burundi
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