Kakuma : la route meurtrière qui endeuille les réfugiés burundais
SOS Médias Burundi
Kakuma, 21 juillet 2026 — Deux réfugiés burundais ont perdu la vie vendredi dans un accident de circulation survenu à proximité du camp de Kakuma, dans le nord-ouest du Kenya. Plusieurs autres personnes, dont des blessés graves, sont hospitalisées. Face à la répétition des drames sur ce tronçon, les réfugiés demandent des mesures urgentes pour renforcer la sécurité routière.
L’accident mortel s’est produit non loin du camp de Kakuma, sur une route nationale reliant le nord-ouest et le centre du Kenya, selon des sources locales.
D’après les premiers témoignages, une moto transportant quatre personnes a percuté une voiture. Deux réfugiés burundais sont morts sur le coup, tandis que deux autres passagers de la moto ainsi que le chauffeur du véhicule ont été grièvement blessés.
« Deux réfugiés burundais sont morts sur le champ. Deux autres ainsi que le chauffeur de la voiture sont dans un état critique à l’hôpital central de la région », rapporte une source locale.
La vitesse et l’absence de casques mises en cause
Les premières enquêtes de la police indiquent que l’excès de vitesse du véhicule serait l’une des principales causes de l’accident. Les enquêteurs soupçonnent également que le conducteur aurait pu être sous l’influence de l’alcool ou de drogues après la découverte de bouteilles de boissons alcoolisées et de substances assimilées au cannabis dans le véhicule.
La police souligne aussi qu’aucun des passagers de la moto ne portait de casque de protection, un facteur qui aurait aggravé la gravité des blessures.
La moto et le véhicule ont été fortement endommagés lors de la collision.

Une vue d’une partie du camp de réfugiés de Kakuma, au Kenya, où les résidents font face à des défis quotidiens, notamment en matière de sécurité routière, alors que plusieurs accidents mortels ont récemment endeuillé des réfugiés burundais. Crédit photo : HCR
Une route déjà marquée par plusieurs accidents
Ce drame n’est pas un cas isolé sur ce tronçon. Il y a moins de deux semaines, un autre réfugié burundais y avait également perdu la vie après que son vélo a été percuté par un automobiliste.
La répétition des accidents inquiète les habitants du camp, qui utilisent largement cette route dans leurs déplacements quotidiens.
La police appelle les usagers à respecter strictement le code de la route, notamment le nombre de passagers autorisés sur les motos et le port du casque de protection.
Les réfugiés réclament des mesures urgentes
Les réfugiés demandent l’installation d’un poste de contrôle routier sur cette route ainsi que la construction de ralentisseurs pour limiter la vitesse des véhicules.
Ce tronçon est particulièrement fréquenté par les motocyclistes, un moyen de transport largement utilisé dans le camp de Kakuma.
Situé dans le comté de Turkana, le camp de Kakuma accueille plus de 200 000 réfugiés, dont environ 20 000 Burundais. Pour beaucoup d’entre eux, les motos restent le principal moyen de déplacement pour accéder aux services, aux marchés et aux activités économiques.
Face à la multiplication des accidents, les réfugiés estiment que des mesures de sécurité supplémentaires sont devenues indispensables pour éviter de nouveaux drames.
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Photo : La scène de l’accident qui a coûté la vie à deux réfugiés burundais à proximité du camp de Kakuma, au Kenya. Le drame s’est produit sur une route nationale où les accidents de circulation inquiètent de plus en plus les réfugiés. © SOS Médias Burundi
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