Rumonge : des Imbonerakure et des administratifs accusés de torpiller les activités du parti CNL


Burundi Rumonge

Neuf militants du parti CNL (Congrès National pour la liberté) sont détenus dans des cachots de la police et à la prison de Rumonge (Sud-Ouest du pays). Les membres de ce parti d’opposition ne sont pas également permis de se rassembler à leur permanence. (SOS Médias Burundi)

D’après une source policière, le prénommé Ibrahimu a été battu par un Imbonerakure (jeunesse affilée au parti CNDD-FDD) de la colline Mutambara, jeudi dernier pour avoir porté un tee-shirt de ce parti. Il a été interpellé alors qu’il se rendait à la police pour porter plainte, sur demande du représentant des imbonerakure en commune de Rumonge, selon la même source.

Ibrahimu est le 9ème membre du parti CNL détenu dans la province de Rumonge. Huit autres militants de ce parti ont été transférés à la prison centrale de Murembwe, toujours à Rumonge. Mais ils n’ont pas encore comparu devant la justice.

Les responsables du CNL à Rumonge accusent les autorités administrative et policière de torpiller les activités de leur parti. Samedi dernier, des militants du CNL ont été empêchés d’accéder au chef-lieu de la zone de Gitaza. Ils voulaient participer aux activités d’ouverture de la permanence du parti. Les Imbonerakure faisaient l’identification des militants de la commune de Bugarama qui se rendaient à la nouvelle permanence, font-ils savoir.

Les militants du parti CNL demandent que leur parti soit considéré au même pied d’égalité que les autres formations politiques. « Alors qu’à quelques mètres, les militants du CNDD-FDD festoyaient lors l’ouverture de leur permanence dans la localité, nous ne pouvions pas accéder à notre permanence pour faire la fête. C’est une injustice flagrante,» s’indignent-ils.