Rumonge : le ralentissement du trafic au port commercial affecte les recettes de l’OBR

Rumonge : le ralentissement du trafic au port commercial affecte les recettes de l’OBR

Depuis le mois de mars 2019, les seules marchandises importées qui atteignent le port commercial de Rumonge sont les poissons de type Ndagala et Mukeke. Ils proviennent de la RDC voisine.  Les recettes de l’office Burundais des Recettes (OBR) à ce port ont chuté de 80 pourcents. (SOS Médias Burundi)

Des commerçants regrettent que la circulation des personnes et des biens tournent au ralenti depuis  le mois de mars. Ils affirment que les activités du port vont decrescendo depuis l’interdiction de l’exportation des produits de la Brarudi (Brasseries et Limonaderies du Burundi) vers la Tanzanie et la République Démocratique du Congo.

Ils accusent la direction générale de l’OBR qu’au lieu de favoriser le trafic,  elle soutient l’administration provinciale dans sa politique de restreindre les libertés des hommes d’affaires. Les commerçants étrangers venaient de la Tanzanie et de la RDC. Ils en profitaient pour s’approvisionner en produits de la Brarudi. Ils ont préféré abandonner ce port au profit du port de Kabonga, se trouvant en commune de Nyanza-Lac (dans la province de Makamba), comme nous l’a précisé une source qui s’y trouvait ce lundi.

Les conséquences commencent à se faire sentir au niveau des bureaux locaux de l’OBR. Selon une  source à l’Office, les recettes actuelles auraient chuté de 80%.

Des commerçants étrangers dénoncent souvent les redevances de transport payées à l’autorité maritime,  qui selon eux ont aussi contribué à l’abandon  du port commercial de Rumonge.

De leur côté, des habitants proches de ce port qui vivent du commerce transfrontalier disent qu’ils ne savent plus à quel saint se vouer dans la mesure où la plupart d’entre eux pouvait s’approvisionner en petit nombre de sacs de poissons qu’ils vendaient dans les marchés situés à l’intérieur de la commune de Rumonge.

Ils affirment qu’avec des recettes issues de ce petit commerce, ils pouvaient facilement nourrir leurs familles, assurer l’éducation de leurs enfants et leurs soins de santé. Un bon nombre de commerçants de la mairie de Bujumbura (capitale économique) venaient chaque lundi et jeudi pour s’approvisionner  au port commercial de Rumonge pour vendre les poissons secs dans des marchés de la ville de Bujumbura et d’autres provinces. La plupart ont abandonné cette activité, et d’autres le font sans enthousiasme.

Des habitants demandent au gouvernement de lever la mesure interdisant l’exportation des produits burundais en général et des produits Brarudi en particulier pour favoriser la reprise des activités au port commercial de Rumonge. Ils estiment que si cette mesure n’est pas annulée, le port commercial de Rumonge va fermer ses portes au grand dam  de la population.

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