la Fédération Africaine des Journalistes condamne la détention de quatre journalistes du groupe de presse Iwacu et leur chauffeur


La Fédération Africaine des Journalistes (FAJ) estime que l’arrestation et l’emprisonnement des quatre journalistes et leur chauffeur est contraire aux normes internationales qui régissent le métier de journaliste. (SOS Médias Burundi)

“Partout dans le monde, les journalistes enquêtent et font des reportages sur n’importe quel sujet. Nous condamnons fermement ces arrestations totalement arbitraires et demandons leur libération immédiate”, a indiqué Mr Pa Louis Thomasi, le directeur de la Fédération Africaine des Journalistes.

“Ces journalistes allaient vérifier et couper court aux rumeurs sur les rebelles ou terroristes pour bien informer l’opinion, donc ils n’ont fait qu’un travail d’intérêt public, d’où ils ne devraient pas se retrouver en prison”, ajoute le Gambien.

La Fédération africaine des Journalistes est la branche africaine de la Fédération internationale des journalistes (FIJ), première organisation mondiale de la profession représentant plus de 600 000 membres dans 146 pays.

La FAJ considère que cette détention est un message fort aux médias à quelques mois de l’élection présidentielle.

“Ces arrestations ne présagent rien de bon et risquent de compliquer la couverture de la campagne électorale pour nos consoeurs et confrères, qui doivent travailler en toute liberté et en toute sécurité. Donc le gouvernement veut qu’il n’y ait plus de voix discordantes ou critiques dans les médias pendant les élections”, a souligné M. Louis Thomasi.

Cette fédération rappelle que faire le journalisme au Burundi comporte un grand risque pour le moment.

“Depuis 2015, on ne parle plus de liberté de la presse dans ce pays qui a intimidé plusieurs journalistes. Ces derniers ont préféré fuir et des médias ont été brûlés ou suspendus”.

Ces déclaration de la FAJ ont été faites à Kigali au Rwanda ce vendredi en marge de la célébration de la journée africaine de l’information.

La FAJ regrette que ces journalistes vont célébrer cette journée entre les quatre murs de la prison de Bubanza à l’Ouest du Burundi.

Christine Kamikazi, Agnès Ndirubusa, Térence Mpozenzi et Egide Harerimana, tous journalistes reporters du groupe de presse Iwacu, et Adolphe Masabarakiza, leur chauffeur, ont été arrêtés mardi 22 Octobre en commune de Musigati, dans la province de Bubanza(Ouest du Pays).

Ils ont été accusés de « complicité d’atteinte à la sécurité intérieure de l’État »

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