DROITS DE L’HOMME : un pas à franchir selon la CNIDH


Lors d’un point de presse animé ce mardi par la Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme (CNIDH) à l’occasion de la célébration du  71ème anniversaire de la déclaration universelle des droits de l’homme, la commission reconnaît que le Burundi doit faire un effort pour que le respect des droits de l’homme soit une réalité. La commission a par ailleurs fustigé le dernier rapper de Human Rights Watch. (SOS Médias Burundi)

Selon le président de la CNIDH, Sixte Vigny Nimuraba, des améliorations ont été faites en matière  des droits de l’homme. Néanmoins, «il reste beaucoup à faire notamment en matière du respect des droits des enfants, environnement et l’intolérance politique. Nous inventorions des cas allant dans ce sens. C’est pourquoi nous demandons au gouvernement de redoubler de vigilance en matière de protection des droits de l’homme », a-t-il annoncé dans une conférence de presse à Bujumbura.

Le Burundi reste indexé comme un des pays où les droits l’homme ne sont pas respectés, à la suite des violences liées à la contestation du 3ème mandat de Pierre Nkurunziza en 2015. En mars 2018, la CNIDH a été rétrogradée au statut B par l’ONU pour n’avoir pas accompli sa mission. Fin février 2019, le Bureau de l’Office du Haut-commissariat des Nations Unies aux Droits de l’homme au Burundi a été contraint de fermer ses portes sur demande du gouvernement burundais.

Réagissant au dernier rapport de Human Rights Watch indexant les jeunes Imbonerakure dans la collecte des contributions pour les élections de 2020, M.Nimuraba a brièvement commenté. «Nous recevons les plaintes physiquement ou pa r téléphone, mais nous n’avons jamais eu de plaintes allant dans ce sens », a dit le président de la CNIDH.