La CNIDH donne raison aux enseignants qui contestent les cotisations forcées exigées par la  COSSESONA

La CNIDH donne raison aux enseignants qui contestent les cotisations forcées exigées par la COSSESONA

Elle l’a déclaré lors de la présentation du rapport sur la médiation que la commission a entamée entre deux  syndicats et la COSSESONA (Coalition Spéciale des Enseignants pour la  Solidarité Nationale). La commission nationale indépendante des droits de l’homme a indiqué que la décision de prélever un montant de 500 Frbu sur le salaire des enseignants viole les droits  de ces derniers. Elle a également exigé la libération de deux leaders syndicaux, chose qui a été faite dans la soirée de ce mardi. (SOS Médias Burundi)

Selon la médiation, «le mémorandum d’entente signé à Kayanza (nord du Burundi) par les membres de la  COSSESONA qui décide le retrait des contributions à tous les enseignants, n’a  pas respecté les lois  et conventions en vigueur au Burundi ».

Sixte Vigny Nimubona président de la CNIDH a annoncé dans une conférence de presse dans l’avant midi que les retraits des frais de comptes des enseignants sans leur consentement constitue une violation flagrante du droit à la liberté d’association.

Cette commission exhorte au gouvernement de ne  plus exécuter les suggestions de la  COSSESONA concernant les enseignants.

«Il faut interrompre de retenir de l’argent à la source sur les salaires des enseignants tels que la COSSESONA le veut. La police doit aussi  libérer les syndicalistes détenus pour avoir contesté la mesure de cette coalition » a t-il renchéri.

La mesure de la  médiation a été bien accueillie par des enseignants ayant contesté les retenues sur leur compte

«Je salue la décision de la CNIDH qui vient d’apporter de l’espoir dans le cœur meurtri des enseignants » a indiqué Jocelyne Ndayizeye vice-présidente du syndicat SYGEPEBU (Syndicat Général des Enseignants et Professionnels de l’Éducation du Burundi).

D’autres enseignants laissent entendre qu’ils sont satisfaits. «C’est  une bonne nouvelle pour un enseignant ordinaire qui avait perdu tout espoir face à l’injustice de la COSSESONA. Toutefois nous demandons à la CNIDH d’accélérer le processus de libération de nos leaders syndicaux » s’est réjouit Samuel Ndayikunda président du SEPEDUC ( Syndicat des Enseignants et des Professionnels de l’Éducation) en Mairie de Bujumbura.

Du côté de la  COSSESONA, ils ont  refusé de réagir sur la décision de la CNIDH.

«Il est encore trop tôt pour s’exprimer » a lancé sous un regard impérieux    Emmanuel Mashandari vice-président de la coalition.

Antoine Manuma et Gérard Niyongabo respectivement présidents des syndicats SYGEPEBU et SEPEDUC ont été libérés dans la soirée de ce mardi. “Leur libération est inconditionnelle”, confirme Madame Ndayizeye.

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