Passation des tests nationaux dans les camps des réfugiés burundais en Tanzanie


Burundi Tanzanie Nduta Réfugiés

Ces tests concernent 1 500 élèves réfugiés burundais qui terminent le cycle fondamental et le secondaire. Ils sont des sections techniques, scientifiques, lettres modernes et la normale. (SOS Médias Burundi)

Nos sources indiquent que ces tests qui ont commencé ce mardi devraient être faits en juin dernier.

La raison est que le ministère de l’Éducation au Burundi a refusé d’envoyer ces épreuves comme il le faisait pour les réfugiés des années 1972 et 1993.

Les mêmes sources font savoir que les centres de passation dans les camps à Nduta, Nyarugusu et Mtendeli sont sécurisés par la police, l’armée et des gardiens civils des camps.

Depuis 2017, ces examens sont choisis par un collège d’enseignants composés essentiellement de Burundais, des représentants de NECTA (une agence nationale chargée de la préparation, de la supervision et de la correction des examens nationaux) et de l’Unicef.

Ce retard risque de coûter cher aux lauréats. Ceux qui vont réussir le test de l’école fondamentale sont obligés de rater l’année en cours, qui a déjà commencé, il y a quelques semaines.

Les diplômes sanctionnant ces épreuves sont reconnus par la Tanzanie même si les élèves et écoliers suivent les cours sur base du système d’éducation burundais.

Depuis trois ans, plusieurs finalistes de l’école secondaire ne parviennent pas à faire l’Université, faute de moyens.