Les activités scolaires suspendues pour une réunion de la COSSESONA à Rumonge

Les activités scolaires suspendues pour une réunion de la COSSESONA à Rumonge

Tous les enseignants ont été ordonnés par les responsables scolaires de la commune de Rumonge à  participer dans une réunion organisée ce mercredi  par la COSSESONA (Coalition Spéciale des Syndicats  des Enseignants pour la Solidarité Nationale) à Rumonge (sud ouest du Burundi). Certains des enseignants dénoncent une manière de les faire adhérer de force dans cette coalition déjà accusée de violer les droits des enseignants par la commission nationale en charge des droits de l’homme. (SOS Médias Burundi)

Des enseignants ont confié à SOS Médias Burundi qu’ils ont été menacés afin de participer à une réunion du président de la COSSESONA. «Certains responsables scolaires nous ont  menacés  pour nous contraindre à répondre à cette réunion. Ils veulent nous forcer à adhérer dans la COSSESONA par force alors que nous  sommes déjà  dans un autre syndicat », dénoncent-ils.

D’autres enseignants  accusent la COSSESONA de passer outre les recommandations de la Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme CNIDH.

Cette commission avait dernièrement ordonné la suspension de retrait sur les comptes des enseignants d’une somme de 500 Fbu chaque mois.

Sixte Vigny Nimubona  président de la CNIDH avait déclaré que le retrait à la source de cette somme sur les salaires des enseignants sans leur consentement est une violation du droit de propriété. 

Des enseignants et parents d’élèves dénoncent également le fait que les enfants ont été renvoyés à la maison pour que leurs éducateurs puissent participer à la réunion.

Il y a deux semaines, deux leaders nationaux des syndicats SYGEPEBU(Syndicat Général des Enseignants et des Professionnels de l’Éducation du Burundi) et SEPEDUC (Syndicats des Enseignants et du Personnel de l’Éducation) avaient été arrêté et détenus avant d’être relâchés sur proposition de la CNIDH, la semaine dernière.

Ils avaient initié une campagne de protestation contre le retrait «forcé » sur leur compte d’une cotisation de 500 Fbu destinée à la solidarité nationale, selon une convention conclue entre la coalition et des syndicats ,laquelle convention continue d’alimenter des polémiques. Dans un rapport, une commission ad-hoc de la commission des droits de l’homme avait exigé la suspension immédiate du prélèvement de l’argent sur les comptes des enseignants et toute activité visant à forcer les enseignants à adhérer de force à la coalition. Le rapport a été envoyé au chef de l’État et au parlement.

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