Covid-19 : 76 Burundais en quarantaine à Nyanza-Lac


Ils venaient tous de la République Démocratique du Congo et ont été mis en quarantaine depuis vendredi au chef-lieu de la commune de Nyanza-Lac, en province de Makamba (Sud du Burundi). Les individus ont été bloqués pendant quatre jours à la frontière de Kabonga dans la même commune. Certains d’entre eux rejoints par SOS Médias Burundi par téléphone ce samedi déplorent des conditions d’hygène intenables dans lesquelles ils sont confinés et demandent une amélioration. (SOS Médias Burundi)

C’est l’administration locale qui a décidé la mise en quarantaine, selon des témoins. « Ils sont rentrés du Congo et ont été bloqués au port de pêche de Kabonga où ils avaient accosté en début de semaine. Comme ils viennent d’un pays où il y a eu de cas testés positifs du Covid-19, les administratifs ont décidé de les maintenir en quarantaine dans une salle commune qui se trouve sur la colline de Mugerama ici à Nyanza-Lac », disent-ils.

Les personnes confinées déplorent les conditions dans lesquelles elles sont. » Nous partageons une seule toilette et on n’a pas d’eau potable. Un camion citerne de la police a seulement essayé de nous ravitailler ce samedi ,mais en petite quantité « , ont témoigné des membres du groupe joints par téléphone.

D’autres disent être indignés par le fait qu’ils doivent trouver eux-mêmes de quoi mettre sous la dent alors qu’ils sont démunis.

Une source administrative a indiqué à SOS Médias Burundi que des agents du ministère de la santé ont effectué des prises de température chez les individus à leur arrivée, vendredi.

En attendant les résultats, ils seront placés en quarantaine pendant 14 jours avant de regagner leurs ménages d’origine.

Les concernés qui déplorent les conditions intenables dans lesquelles ils sont retenus demandent une amélioration.
Ce vendredi, les autorités administratives dans la province de Rutana (sud-est du Burundi) ont relâché 210 Burundais qui étaient en quarantaine depuis lundi dernier.
Ils étaient partis en Tanzanie à la recherche d’emplois temporaires, surtout en tant que travailleurs champêtres.
La décision prise par le ministère de l’intérieur a été motivée par le manque d’équipements. Des centaines de Burundais restent bloqués à la frontière de Giharo dans la même province, d’après des sources locales.