Affaire-Mushano: Le collectif CARAVI plaide pour sa libération


Le Collectif des Associations pour la Réconciliation et l’Appui aux Victimes des Conflits sociopolitiques vient de saisir la Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme. Le collectif demande à la commission chargée de la protection et de la promotion des droits humains d’intervenir pour faire libérer son vice-président, qui selon lui est « innocent ». (SOS Médias Burundi)

Pour le collectif CARAVI, l’emprisonnement de Térence Mushano constitue une violation flagrante de la liberté d’expression. Le président du CARAVI estime que la détention de Mushano ternit l’image du Burundi. « Empêcher un responsable d’une organisation reconnue par la loi de s’exprimer sur un sujet portant sur l’intérêt public comme celui relatif au traitement du passé ternit l’image de notre pays au moment où les nouvelles autorités ont rassuré que personne ne sera condamné pour son opinion », lit-on dans un communiqué qu’il a sorti ce mercredi.

Au moment de son arrestation, M. Mushano allait donner une interview à des journalistes du groupe de presse Iwacu. Il était à son lieu de travail à l’aéroport de Bujumbura. Pour le collectif, « accorder une interview à un médium pendant la pause ne constitue en aucun cas un crime pouvant conduire quelqu’un au cachot ».

Charles Makoto, président de ce collectif regroupant des associations de Hutu et Tutsi demande à la commission nationale en charge des droits humains de faire respecter les droits qui sont garantis à Mushano comme à tout autre citoyen.

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Photo: Térence Mushano