Gitega: flambée des prix des denrées alimentaires


Les prix de la plupart de denrées alimentaires ont augmenté au marché central de la capitale politique Gitega. La hausse est en moyenne de 200 francs burundais. Des habitants se plaignent d’un faible pouvoir d’achat et demandent aux autorités d’intervenir pour la réglementation des prix au marché. L’autorité provinciale en charge de l’agriculture et de l’élevage trouve que le phénomène est normale dans cette période. (SOS Médias Burundi)

Comme l’a remarqué notre reporter, les prix de tous les produits de première nécessité ont augmenté.

Il s’agit entre autres du haricot (toutes les catégories), des pommes de terre, du riz produit localement et importé, de l’huile, de la farine, du manioc, des bananes ou encore des colocases.
Pour chaque catégorie, il y a eu au-moins une hausse de 200 francs burundais par kilogramme.

Des acheteurs de la ville de Gitega se lamentent qu’ils ne sont plus capables d’aborder les prix.

« Nous n’avons pas de moyens, mais les prix montent. Pour de petits fonctionnaires de l’État que nous somme avec les misérables salaires, on ne parvient pas à joindre les deux bouts du mois. Nous demandons au gouvernement de s’impliquer pour la réglementation des prix selon notre pouvoir d’achat », laissent entendre des fonctionnaires de la capitale politique du Burundi.

Les vendeurs expliquent la hausse de prix par le manque de devises pour aller importer certains produits. En plus de cela, s’ajoute une monnaie locale en dévaluation.

L’autorité provinciale en charge de l’agriculture, de l’élevage et de l’environnement explique que le phénomène est généralement normal au cours de cette période de l’année où les stocks des cultivateurs sont épuisés et les paysans se préparent au semis pour la saison culturale A.

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Photo:des vendeuses de bananes au marché central de Gitega