RDC-Nord-Kivu : une dizaine de personnes arrêtées par la police à Beni
Il s’agit des militants de la LUCHA et d’autres personnes qui ont été arrêtés par la police lors d’une manifestation. Les interpellés manifestaient ce lundi pour exiger le départ de la Monusco. (SOS Médias Burundi)
Le mouvement Lutte pour le Changement (LUCHA) a organisé ce lundi une marche manifestation sur le territoire et ville de Beni pour exiger le départ forces onusiennes et d’autres ONG internationales qui aux yeux des habitants n’ont pas empêché des tueries dans le territoire de Beni.
La manifestation a été réprimée par des militaires en collaboration avec la police. Une dizaine de manifestants ont été appréhendés. « Quatre d’entre eux ont été sérieusement tabassés. Ils sont admis dans un centre hospitalier de la police. Tout le reste a été acheminé à la prison centrale de Beni Kabgayi », raconte un témoin.
Des habitants qui passaient non loin du boulevard où se déroulaient la manifestation, des commerçants ainsi que des conducteurs de taxi vélo et moto ont subi le même sort, selon des sources locales.

Selon Clovis Mutsuva de la LUCHA la marche était pacifique. « Nous, militants et d’autres personnes éprises de paix avons manifesté pacifiquement pour exiger le départ de la Monusco et d’autres ONGs internationales qui ne contribuent pas pour mettre fin aux massacres en territoire de Béni depuis 7 ans. Rien ne pourra nous empêcher d’exiger la pacification urgente de la région de Beni », a t-il confié à SOS Médias Burundi.
Les activités ont été paralysées sur le territoire de Beni ainsi que dans la ville de Butembo et une partie du territoire de Lubero suite à cette manifestion organisée par le collectif des mouvements citoyens au Nord-Kivu à l’est de la RDC.
Dans les provinces du Nord-Kivu et Ituri à l’est de la RDC, plusieurs mouvements rebelles y pullulent depuis plusieurs années. Les FARDC (Forces Armées de la République Démocratique du Congo) et la Monusco sont souvent accusées par des activistes et habitants de ne pas jouer leur rôle de « protéger la population ».
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Photo : des manifestants devant un bureau de la Monusco
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