Nduta (Tanzanie) : manque criant de médicaments dans les structures sanitaires
Depuis quelques jours, l’hôpital géré par la Croix Rouge dans le camp de Nduta en Tanzanie éprouve de difficultés à recevoir et soigner des malades. Tous les lits dont dispose la structure sont occupés et les malades ne reçoivent plus de médicaments contre la malaria. Ils craignent le pire si rien n’est fait. Des réfugiés eux disent ne pas comprendre ce qui se passe. (SOS Médias Burundi)
Selon des responsables sanitaires à l’hôpital de Nduta, il y de cela quelques jours que les stocks de médicaments sont épuisés. Les malades généralement constitués d’enfants de moins de cinq ans et des femmes enceintes ne sont pas soignés. “Nous n’avons plus de médicaments dans les stocks. Des malades sont nombreux, tous les lits sont occupés et de nouveaux cas de paludisme continuent d’arriver. Nous regrettons qu’il n’y ait plus de médicaments pour les soigner, mais nous espérons que le problème sera résolu dans deux semaines », disent-ils.
Des réfugiés burundais quant à eux font savoir qu’ils ne comprennent pas ce qui se passe. « Si c’était une situation qui va dans le sens de prendre une mesure contraignante, les autorités tanzaniennes ne tarderaient pas à le faire. Mais comme il s’agit d’une situation où nous souffrons, c’est comme si les responsables du camp ne le voyaient pas », se lamentent-ils.
Actuellement, de nouveaux patients sont diagnostiqués de la malaria et retournent chez eux sans recevoir un seul comprimé. « Ils sont laissés à eux même avec le risque de pratiquer l’automédication ou recourir à la médecine traditionnelle », disent des réfugiés qui se sont confiés à SOS Médias Burundi.
La Croix Rouge qui s’occupe du volet santé explique qu’elle ne peut rien faire face à la situation. “C’est dommage que les lits soient débordés. Pour le moment, plus de 260 personnes sont hospitalisées .C’est le double de celles qui étaient admises l’année dernière au cours de la même période”, affirme un volontaire médical.
Les réfugiés demandent à MSF (Médecins Sans Frontières) de prendre en charge la gestion des postes de santé du camp de Nduta qui héberge plus de 65.000 réfugiés burundais.
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Photo : des réfugiés du camp de Nduta
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