Covid-19 : la ministre de la santé parle d’augmentation de cas sans donner de statistiques

Covid-19 : la ministre de la santé parle d’augmentation de cas sans donner de statistiques

La nouvelle ministre en charge de la santé au Burundi reconnaît une augmentation de cas Covid-19 dans le pays ces derniers jours. Mais elle préfère rester muette sur les chiffres. (SOS Médias Burundi)

Selon Sylvie Nzeyimana, il y a un relâchement dans l’application des mesures barrières contre le Coronavirus. Ce lundi, elle a visité des marchés et parkings dans la ville commerciale Bujumbura qui reste l’épicentre de la pandémie. « Nous constatons que ces derniers jours, les chiffres des cas testés positifs au Coronavirus augmentent alors que lors des derniers mois on avait constaté une stabilité dans la prévention de cette pandémie[…]. Il y a tendances au relâchement dans le respect des gestes barrières pour la prévention contre le Coronavirus », a-t-elle dit aux médias locaux ce lundi dans la soirée après un tour dans le centre et le nord de la ville de Bujumbura.

Et de continuer, « Nous avons vu des personnes qui ne portent pas de masque dans les marchés, nous avons vu des boutiques où il n’y a pas d’eau, dans d’autres endroits il y a de l’eau sans savon, il y a aussi des gens qui entrent dans ces endroits sans se laver les mains ».

À un journaliste qui voulait connaître les chiffres des personnes testées positives ces derniers jours, la nouvelle ministre n’a pas pu être précise tout comme son précédent à plusieurs reprises.

Plusieurs sources dans la capitale économique Bujumbura confirment l’augmentation des chiffres de cas Covid-19 dont des journalistes.

Notre rédaction n’a pas pu avoir des statistiques réelles.
À maintes reprises, les autorités burundaises ont été accusées de dissimuler les chiffres des personnes infectées et des décès liées à la pandémie. Ce qui a irrité le président Évariste Ndayishimiye qui pense avoir fait beaucoup de réalisations dans la lutte contre le Covid-19 contrairement à son prédécesseur qui disait que « l’atmosphère du Burundi a été purifiée par le Saint Esprit ».

Aucune nouvelle mesure n’a été annoncée par les autorités burundaises même si beaucoup d’autres pays de la sous-région ont imposé de nouvelles règles aux passagers surtout originaires des pays de l’Afrique australe après la découverte du variant Omicron en Afrique du Sud.
Mais dans une note, l’inspection générale de la police demande à ses lieutenants de faire respecter les mesures de lutte contre la propagation du Covid-19 dans les boîtes de nuit et les karaokés.

Longtemps sceptique au vaccin contre la pandémie, le Burundi a reçu les premières doses offertes par la Chine mi-octobre mais aucune autorité n’a lancé la campagne de vaccination en cours.

Le tout puissant premier ministre Alain Guillaume Bunyoni avait, dans la fraîcheur des faits, fustigé les vaccins indiquant que « des gens sont morts après avoir été vaccinés ».

Récemment, la banque mondiale a offert à la petite nation de l’Afrique de l’est plus de 150 mille doses s’ajoutant à plus de 500 mille données par la Chine.

______________

Photo : en T-shirt blanc, la ministre Nzeyimana visite des points de lavage de mains dans un marché à Bujumbura, le 13 décembre 2021

Previous Rumonge : quatre blessés dans une explosion de grenade
Next Nakivale (Ouganda) : sit-in des réfugiés

You might also like

Santé

Burundi-Covid-19 : des personnes aisées se bousculent pour avoir du vaccin à l’ambassade du Kenya à Bujumbura

L’ambassade du Kenya a vacciné des ressortissants kényans basés dans la capitale économique Bujumbura ce jeudi. Mais des citoyens des pays de l’Afrique de l’ouest vivant à Bujumbura et des

Santé

Bujumbura : une mystérieuse maladie fait déjà des victimes à Mpanda

SOS Médias Burundi Bujumbura, 8 avril 2026 — La commune de Mpanda, en province de Bujumbura, est frappée par une maladie inconnue qui fait craindre une crise sanitaire. Plus de

Santé

Burundi : il faut une politique salariale attrayante pour freiner le départ des médecins à l’étranger (syndicats)

De maigres salaires et un manque de matériel suffisant sont les principales causes de la fuite des médecins burundais vers d’autres pays. C’est une déclaration du président du Syndicat national