Ruyigi-Cankuzo : des voyageurs des deux provinces de l’est se disent impactés par la pénurie du carburant
Suite à la pénurie du carburant, le voyage des habitants de la partie est du pays est un casse-tête. Une agence de voyage a fermé boutique et l’autre ne travaille pas régulièrement. Le prix du ticket de transport a doublé ou triplé. Des voyageurs sont désemparés. Ils attendent que la promesse du chef de l’État se concrétise. Évariste Ndayishimiye avait promis que la situation se décantera au mois d’août. (SOS Médias Burundi)
Les deux stations-service situées dans le centre urbain de Cankuzo peuvent passer plus de deux , voire même trois semaines sans être approvisionnées en carburant. Cette situation entraîne une hausse de prix du ticket de transport. Par exemple pour le trajet Cankuzo-Muyinga ( nord-est), il est passé à 15 mille alors qu’il était fixé à cinq mille francs burundais.
De Cankuzo-Ruyigi son prix a doublé. Il était de cinq mille, il est maintenant fixé à 10 mille francs burundais. De la province de Cankuzo pour se rendre à Bujumbura, le prix du ticket de transport est passé de 16 mille à 35 mille francs . Même à l’intérieur de la province de Cankuzo, les prix ont doublé d’un point à l’autre.
L’agence de voyage GOTRACOM qui travaillait sur la ligne Bujumbura- Cankuzo a suspendu ses activités il y a presque un mois. L’ agence de voyage TRAMWEX n’est plus régulière suite au manque du carburant.
La situation est presque similaire dans la province voisine de Ruyigi. Pour les passagers qui prennent la route Ruyigi – Gitega (capitale politique), le ticket de transport est passé de huit mille à 12 mille francs burundais. De Ruyigi à Bujumbura (ville commerciale), il est de 25 mille alors qu’il était de 12.500. Là aussi, le prix du ticket de transport a doublé à l’intérieur de la province d’une localité à l’autre.
La province de Ruyigi enregistre deux stations- service qui sont vides de tout carburant.
Les habitants des provinces de Ruyigi et Cankuzo demandent aux services concernés de trouver des solutions à ce problème. Fin juillet dernier dans une séance de moralisation au stade Agasaka de Ngozi (nord du Burundi), le chef de l’État Evariste Ndayishimiye avait promis que le carburant sera disponible en quantité suffisante dans un délai ne dépassant pas un mois.
La majorité de Burundais estime qu’il s’agit d’une « distraction », certains internautes ironisant que « dans un mois même le président risque de marcher à pied ».
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Photo d´illustration : bus de transport en commun
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