Muramvya : les effectifs trop élevés à la prison de province
Construite en 1948 avec une capacité d’acceuil de 100 personnes, la prison centrale de Muramvya (centre du Burundi) abrite 772 détenus soit plus de 700%. Cette surpopulation carcérale occasionne des impacts néfastes sur la vie des détenus. (SOS Médias Burundi)
Avec 350gm de haricot et 350gm de farine de manioc, la ration alimentaire reste insuffisante pour une personne adulte.
À cela s’ajoute une rupture récurrente de stocks.
« Si le haricot est disponible, il manque la farine de manioc et vice- versa ».
Des détenus originaires de la province de Mwaro (voisine de Muramvya) disent être plus touchés. Ils reçoivent rarement des assistances de la part des membres de leur famille suite à une longue distance qui sépare leur maison d’arrêt et leur colline d’origine.
« Les détenus ont des difficultés pour trouver où loger, ils font aussi face à une insuffisance des sanitaires », selon une source à la prison centrale de Muramvya qui a requis l’anonymat.
Les détenus de la prison centrales de Muramvya demandent aux autorités concernées de prendre des mesures pour désengorger cette maison d’arrêt.
Le directeur de la prison centrale de Muramvya Jean Paul Niyongabo reconnaît cette surpopulation carcérale. Il n’a pas toutefois voulu faire beaucoup de commentaires.
M. Niyongabo à expliqué que les problèmes de logement et d’alimentation sont gérés par le gouvernement du Burundi .
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Photo : un homme dans la cour interieure de la prison centrale de Muramvya, décembre 2022
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