Rumonge : l’enseignant Pascal Ndayihimbaze relâché
Ce jeudi, le parquet de Rumonge (sud-ouest du Burundi) a décidé que Pascal Ndayihimbaze soit relâché. Il était détenu depuis deux jours, accusé d’avoir donné une punition disproportionnée à deux de ses élèves. L’un des deux élèves avait été hospitalisé après s’être évanoui au moment de la punition. (SOS Médias Burundi)
La décision du parquet est tombée après avoir reçu les conclusions d’une enquête menée par une commission mise en place par l’autorité provinciale de l’enseignement.
« Les résultats de l’enquête blanchissent l’enseignant. Les membres de la commission ont interrogé même les parents de l’élève qui s’est évanouie. Ils ont indiqué que leur enfant souffre d’une maladie non identifiée et qu’elle n’a pas encore été soignée.[…] », détaille le rapport.
Ce qui s’est passé lors de la punition est identique à ce qui arrive souvent à Nuru Sinarinzi chaque fois qu’elle est en colère, disent des témoins.
LIRE AUSSI :
Après l’enquête, la commission a demandé à la justice de relâcher l’enseignant.
Sur fond du contenu du rapport d’enquête, le magistrat en charge de l’instruction du dossier a décidé que Pascal Ndayihimbaze soit relâché. Il est rentré chez lui jeudi soir.
Ses proches et ses collègues de travail saluent « une décision juste et rapide ».
_________________
Photo : la province de Rumonge
You might also like
Bujumbura : la société Suissmed international conteste l’incarcération du Dr Sahabo
L’ avocat du Dr Christophe Sahabo et de la société Suissmed international conteste la détention de l’ancien administrateur directeur général de Kira Hospital et la validité de l’intégralité des décisions
Burundi : Sinduhije et Barankitse dans le viseur du parquet général
Le parquet général de la République accuse le leader du parti MSD (Mouvement pour la solidarité et le développement) Alexis Sinduhije d’être à la tête des bandes terroristes attaquant le
Affaire-Bunyoni : la justice burundaise poursuit l’ancien premier ministre pour atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat notamment
C’est la porte-parole du procureur général de la République et de la cour suprême qui l’a déclaré ce lundi. L’ancien tout puissant premier ministre risque 30 ans de prison. (SOS
