Cibitoke : 5 ans de prison pour avoir propagé de fausses rumeurs sur un prétendu vol de sexe

Cibitoke : 5 ans de prison pour avoir propagé de fausses rumeurs sur un prétendu vol de sexe

SOS Médias Burundi

Cibitoke, 10 mars 2026 — Le Tribunal de grande instance de Cibitoke a condamné, lundi 9 mars, un homme à cinq ans de prison ferme pour avoir affirmé que son sexe lui avait été volé. Les faits se sont produits dans le quartier Nyakagunda, zone Rugombo, en commune de Cibitoke, dans la province de Bujumbura, à l’ouest du Burundi. La justice dénonce une rumeur infondée qui alimentait la psychose observée ces derniers jours dans plusieurs localités du pays.

Le Tribunal de grande instance de Cibitoke a prononcé, ce lundi 9 mars, une peine de cinq ans d’emprisonnement contre un homme de 38 ans, père de trois enfants, originaire du quartier Nyakagunda, zone Rugombo, en commune de Cibitoke. Il était accusé d’avoir semé la panique en affirmant que son sexe avait disparu après avoir été touché par des inconnus.

Depuis quelques jours, une rumeur de « vol d’organes » circule dans différentes régions de la petite nation de l’Afrique de l’Est. Certains affirment que des individus, présentés comme des Congolais, toucheraient des passants, après quoi des hommes déclareraient avoir perdu leur sexe et des femmes leurs seins.

Cependant, selon le parquet de Cibitoke, les enquêtes ont établi que les déclarations de l’accusé étaient mensongères. Les autorités judiciaires ont constaté que l’homme possédait toujours son organe et qu’il ne présentait aucune anomalie.

Mise en garde de la justice

Le président du Tribunal de grande instance de Cibitoke a mis en garde toute personne qui propagerait de fausses informations ou tenterait d’exploiter cette rumeur pour troubler l’ordre public. Il a averti que toute personne arrêtée en train de semer la panique ou d’attiser la population, notamment en se présentant avec des objets suspects comme des ficelles ou d’autres accessoires, sera considérée comme un ennemi de la nation et jugée en flagrance afin de rétablir rapidement le calme dans le pays.

Le dimanche 8 mars, à Rumonge, dans la ville portuaire située dans la province de Burunga au sud, dix personnes avaient été condamnées pour propagation de rumeurs de trafic d’organes. La semaine dernière, de telles rumeurs avaient également circulé dans la zone Buyenzi, à Bujumbura, la capitale économique, provoquant tensions et panique parmi la population.

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Photo : une rue principale à Rugombo où un homme a été interpellé et condamné pour propagation de fausses rumeurs sur un prétendu vol d’organes. ©SOS Médias Burundi

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