Burundi : la réglementation de la commercialisation du sucre mise à mal
Le sucre reste un produit toujours introuvable sur le marché. Paradoxalement, la Société sucrière du Moso (Sosumo) indique chaque fois que les quantités distribuées n’ont jamais été diminuées. Les ménages et les restaurants en sont les plus affectés. Ils demandent au gouvernement de mettre fin à la spéculation. (SOS Médias Burundi)
Certaines familles visitées nous ont parlé des difficultés qu’elles éprouvent quand il s’agit de nourrir les enfants avec les aliments qui exigent du sucre dans la préparation.
« On utilise le miel quand il s’agit de faire du thé, mais ce n’est pas facile car il coûte très cher. Auparavant, on achetait un litre et demi à 15.000 francs burundais ,mais le prix atteint actuellement les 20.000 francs », témoigne un habitant de la ville commerciale Bujumbura, avec colère.
Un autre dit que, malheureusement, les enfants n’aiment pas le miel et qu’il est contraint d’acheter le kilo du sucre à 8.000 au lieu des 3300 francs, son prix officiel.
« On n’a pas de choix. Même à ce prix élevé, on ne le trouve pas facilement. Il se vend en cachette dans les boutiques », se désole-t-il.
Ces personnes contactées disent que des fois il est impossible de remplacer le sucre par un autre produit.
Un produit vendu en cachette
Dans les endroits où se vend habituellement le sucre, il n’est plus exposé sur les étagères.
Les boutiquiers ne révèlent pas leur lieu d’approvisionnement. Ils te disent seulement qu’ils vendent cher suite au prix d’achat élevé, sans aucune autre précision.
Dans certains quartiers de la capitale économique Bujumbura, on constate tout de même l’implication des autorités à la base dans la distribution du sucre et le respect du prix normal. Les familles doivent présenter leur cahier de ménage pour certifier qu’elles sont de la localité.
Mais plus d’un se demande si les personnes qui spéculent se sont approvisionnés au prix fixé par la Sosumo. Le 27 juillet dernier, l’entreprise a revu à la hausse le prix du kilo du sucre. Il est passé de 2.500 à 3.300 francs.
Le directeur général de cette société avait alors rassuré la population que le sucre sera toujours désormais disponible sur le marché et surtout que le gouvernement a encouragé les commerçants à « importer du sucre de l’étranger ». Mais le constat est que la commercialisation de ce produit reste problématique et échappe au contrôle de l’administration.
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Photo d’illustration : un point de vente de denrées alimentaires et de sucre au Burundi
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