Meheba (Zambie) : le HCR esquive le droit d’inhumation des réfugiés
Depuis un certain temps, le HCR n’aide plus les réfugiés à enterrer leurs morts comme d’habitude. Les réfugiés qui disent vivre dans des conditions très difficiles demandent à cette organisation onusienne de revenir sur sa décision. (SOS Médias Burundi)
Le cas le plus récent est celui d’un réfugié burundais qui est mort il y a quelques jours. La famille a enterré le leur dans des conditions difficiles par manque de moyens.
« L’inhumation d’Innocent, originaire de la province de Gitega (centre du Burundi) n’a laissé personne indifférent, sauf le HCR. Ce Burundais est d’abord décédé suite à la négligence des infirmiers de ‘Meheba D Clinic’. Puis, le HCR n’a rien fait pour qu’il soit enterré dignement. Nous nous sommes organisés mais comme on n’a pas de moyens financiers suffisants, notre effort n’a pas satisfait tous les besoins d’un enterrement digne », expliquent des réfugiés burundais.
Et de déplorer: » Normalement, le HCR devrait apprêter un véhicule de transport du corps, disponibiliser un cercueil, acheter un drap et une couverture, ne fut-ce que ce matériel élémentaire. Mais rien n’a été fait ».
Un mauvais service médical
À la structure sanitaire gérée par le HCR située à Meheba, une zone très peuplée , les soins de santé laissent à désirer.
« En tout cas, mieux vaut que cette clinique ferme ses portes car elle ne nous aide en rien. Elle est censée être publique mais elle accueille moins de dix personnes hospitalisées en trois mois. Incompréhensible! Le week-end, les infirmiers ne travaillent pas, l’on se demande si les maladies peuvent aussi prendre congé ! », laissent entendre des réfugiés de Meheba.
Selon les mêmes sources, la clinique manque également de médicaments.
« Il y a uniquement du paracétamol même pour un blessé ou un patient du paludisme ou encore des enfants souffrant de diverses infections. L’on a su que des stocks de médicaments seraient vendus ».
Les réfugiés sont furieux contre le HCR. Ils demandent à cette agence onusienne et au gouvernement zambien de changer de mentalité et de bien assurer la protection effective des réfugiés sous toutes les formes.
Le camp de Meheba compte plus de 27 mille réfugiés dont trois mille qui sont originaires du Burundi.
______________________
Photo : une vue partielle du camp de réfugiés de Meheba en Zambie
You might also like
Musasa – Kinama : les réfugiés élisent leurs représentants dans un contexte de crise
Dans les camps des réfugiés de Musasa et Kinama, respectivement dans les provinces Ngozi et Muyinga (nord et nord-est du Burundi), les réfugiés , pour la plupart congolais ont élu
Cichemere : des milliers de demandeurs d’asile assoiffés, jusqu’à 10 heures d’attente pour un bidon d’eau
SOS Médias Burundi Cibitoke,1er septembre 2026 — Au centre de transit de Cichemere, dans la commune de Cibitoke, en province de Bujumbura, dans la région frontalière du nord-ouest du Burundi,
Rwanda-Tanzanie: des réfugiés burundais quittent la Tanzanie pour demander asile au Rwanda
Depuis le début de cette année, plus de 100 réfugiés burundais ont déjà quitté les camps en Tanzanie pour aller demander asile au Rwanda. Pour cause, les assassinats et enlèvements
