Sud-Kivu (Uvira) : l’armée congolaise enquête sur la mort de ses militaires

Sud-Kivu (Uvira) : l’armée congolaise enquête sur la mort de ses militaires

La semaine dernière, à Nakamungu sur le groupement de Kigoma, territoire d’Uvira dans la province du Sud-Kivu, plusieurs militaires ont été tués. L’armée congolaise a ouvert une enquête. (SOS Médias Burundi)

Le mardi 21 novembre dernier, des éléments des FARDC (Forces Armées de la République démocratique du Congo) et des miliciens Maï-Maï de la faction Maï-Maï Rushaba avaient planifié d’attaquer les combattants du groupe armé Twirwaneho, composé par des membres de la communauté Banyamulenge. L’attaque devrait viser des positions installées dans la zone de Kageregere.

« Mais ils ont été surpris alors qu’ils se trouvaient sur le village de Nakamungu. En plus des militaires congolais et miliciens Maï-Maï, il y avait aussi des combattants de Gumino », disent des habitants locaux. Le groupe Twirwaneho affirme avoir perdu 3 combattants.

Selon nos sources, au moins 59 éléments de la coalition gouvernementale ont été tués.

Réaction des FARDC

« Nous avions eu des informations comme quoi le Rwanda allait amener le M23 à Rurambo. Ainsi, nous avons jugé bon d’aller attaquer leurs alliés de Twirwaneho pour les affaiblir », ont confié à SOS Médias Burundi des sources militaires du régiment FARDC 3304 basé à Luvungi.

Enquête

Le commandant de la 33ème région militaire s’est dépêché sur la ville d’Uvira jeudi, deux jours après l’offensive. Il a annoncé l’ouverture d’une enquête. Le général Yav Ngola Robert a quitté cette ville du Sud-Kivu ce dimanche. Jusqu’à présent, les résultats de l’enquête n’ont pas encore été rendus publics.

Selon des sources locales que notre rédaction n’a pas été en mesure de vérifier, » la hiérarchie militaire à Uvira, le colonel Nyamusaraba qui dirige le groupe armé Gumino et les Maï-Maï Rushaba ont agi sans l’aval des responsables de la 33ème région militaire sous les ordres de laquelle le régiment 3304 opère ».

Dans le Sud-Kivu, plusieurs factions Maï-Maï collaborant avec les autorités burundaises pour combattre les groupes armés burundais basés dans cette province de l’est du vaste pays de l’Afrique centrale et les rebelles du mouvement armé Gumino composé aussi de Banyamulenge mais proche de Gitega, attaquent souvent le groupe armé Twirwaneho dirigé par le colonel déchu Michel Makanika. Ce dernier est décrit comme un homme qui maîtrise la région plus que quiconque et ses combattants comme « des serpents se trouvant dans leur propre niche ».

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Photo d’illustration : des officiers de l’armée congolaise à l’auditorat militaire de Goma

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