Makamba : trois fillettes violées en moins d’un mois

Makamba : trois fillettes violées en moins d’un mois

Selon des sources judiciaires, trois fillettes ont été victimes de viols en moins d’un mois dans la province Makamba au sud du Burundi. Deux des trois violeurs ont été arrêtés et condamnés par le tribunal de province à la prison à vie. (SOS Médias Burundi)

Le cas le plus récent est celui de Miracle Ndayikeza, 19 ans, originaire de la colline de Gikuzi en commune Vugizo. Il est accusé d’avoir violé une fillette de 3 ans 6 mois. Selon des témoins, il a plaidé coupable dans un procès de flagrance de ce mardi 13 février.

« Le ministère public l’a chargé d’avoir violé une petite fille le 31 janvier dernier. Il n’a pas nié les faits. Après délibération, le tribunal a requis contre Miracle Ndayikeza un emprisonnement à perpétuité, la privation des droits civiques et être présenté au public », a indiqué une source qui était présente au tribunal de province le jour de son jugement.

En plus de la condamnation à perpétuité, il doit payer 5 millions de francs burundais pour dommages et intérêts à la famillede la victime et 4% de cette somme comme amendes à verser au trésor public. À défaut de payer cette indemnité, ces biens seront saisis et vendus aux enchères.

L’autre cas, c’est celui de Pacifique Nimpaye, un policier du commissariat- Kibago. Il a également écopé d’une peine à perpétuité et de la privation de ses droits civiques est la peine pour avoir avoir violé une fillette de 6 ans.

Pacifique Nimpaye a également été jugé dans un procès en flagrance.

Le présumé violeur a nié les accusations portées contre lui, malgré un certificat médical délivré par le centre de santé Bukeye de la commune
Kibago qui prouve que la gamine a été violée. Le centre de santé Bukeye avait aussi délivré à la justice un certificat attestant que Pacifique Nimpaye est porteur d’une maladie sexuellement transmissible.

En plus de ces peines, le condamné doit payer une indemnité de 5 millions de francs à Francine Kwizera , mère de la fillette . Il doit aussi payer 4% de cette indemnité comme amendes à verser au trésor public. À défaut de payer cette indemnité, ses biens seront saisis et vendus aux enchères .

Par ailleurs, deux champs de maïs se trouvant sur les collines Bukeye et Jimbi appartenant au policier ont été attribués à la mère de la fillette.
L’argent qui se trouve sur son compte bancaire a été reversé à cette dernière afin de faire soigner sa fillette .

Signalons que le viol a été commis le 27 janvier dernier sur la colline Bukeye de la commune Kibago.

Un des professionnels de la santé a confié au reporter de SOS Médias Burundi qu’il est encore tôt pour prouver que la fillette aurait été contaminée et qu’il faut attendre la période d’incubation d’au moins trois mois après les faits.

Des sources policières à Makamba évoquent un troisième cas de viol, mais sans donner de détails. Du moins pour l’instant.

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Photo d’illustration : un chauffeur de taxi-moto dans une rue au chef-lieu de la province de Makamba

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