Burundi : fécondation in vitro, un sujet à controverse chez certains couples de croyants
La fécondation extra-corporelle est loin de faire l’unanimité auprès de certains croyants au Burundi pour qui l’œuvre de la procréation doit rester exclusivement réservée « au Créateur ». (SOS Médias Burundi)
Une femme de la province Bubanza (ouest du Burundi) qui a requis l’anonymat dit attendre depuis plus de 15 ans de tomber enceinte. Elle se refuse néanmoins à recourir à la fécondation artificielle car cette pratique est en totale contradiction avec sa foi chrétienne.
Denise, elle, habite à Kinama dans le nord de la ville commerciale Bujumbura et attend depuis trop longtemps un bébé qui ne vient pas.
« Elle ne voit personnellement rien de mal à cette pratique de fécondation. Mais même si elle collecte des informations là-dessus, elle sait qu’elle va se heurter au non catégorique de son mari, fervent pentecôtiste, le jour où elle le lui demandera ».
Quant à Claudette, même si elle attend désespérément un bébé, elle dit préférer adopter des enfants plutôt que de passer par la fécondation in vitro.
Toutes ces femmes interviewées convergent sur le fait que l’attente semble être l’affaire de la femme seule, car souvent, c’est elle qui est pointée du doigt comme responsable de l’incapacité d’avoir des enfants, même lorsque le problème ne vient pas d’elle , dans la société burundaise.
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