Rutana : le corps d’un jeune réfugié congolais retrouvé sans vie près du site de Musenyi
SOS Médias Burundi
Le corps sans vie d’un jeune garçon congolais porté disparu depuis quatre jours a été retrouvé dans une rivière à proximité du site de réfugiés de Musenyi, dans la province de Rutana. Ce drame met en lumière les conditions précaires et les risques auxquels sont exposés les enfants dans les camps de réfugiés.
La communauté du site de réfugiés de Musenyi, dans la province de Rutana (sud-est du Burundi), est sous le choc. Le corps sans vie d’un jeune garçon congolais, prénommé Fidèle, a été découvert ce dimanche 4 mai, flottant dans une rivière proche du camp, quatre jours après sa dispariti
Le jeune Fidèle, dont l’âge n’a pas été précisé, avait été vu pour la dernière fois le mardi précédent. Son absence inexpliquée avait aussitôt suscité l’inquiétude de ses proches, qui avaient alerté les habitants du site. Des recherches spontanées s’étaient alors organisées, impliquant des membres de la famille, des voisins et des volontaires du camp.
C’est dans la matinée de dimanche que le corps de l’enfant a finalement été retrouvé, accroché à la végétation au bord de la rivière. « Nous l’avons aperçu flottant, coincé dans les buissons. C’était une scène terrible à vivre », confie un membre des équipes de recherche, visiblement éprouvé.
Héraclite, un réfugié congolais résidant à Musenyi, était présent au moment de la découverte. « On gardait l’espoir de le retrouver vivant. Le voir ainsi, sans vie, dans cette rivière qu’il fréquentait souvent… c’est bouleversant. Ce garçon était connu de beaucoup ici. Sa mort nous rappelle combien la vie est fragile, surtout pour les enfants dans ce camp », déclare-t-il, la voix chargée d’émotion.
Selon plusieurs témoins, les enfants du camp ont l’habitude de se rendre à la rivière pour s’y baigner, souvent sans la moindre surveillance adulte. La tragédie de Fidèle met une fois de plus en lumière les risques auxquels sont exposés les plus jeunes dans un environnement où les infrastructures de sécurité font cruellement défaut.
Une enquête a été ouverte par les autorités locales afin de déterminer les circonstances exactes du drame. Si la thèse d’une noyade accidentelle est privilégiée à ce stade, d’autres pistes restent envisagées, dont un éventuel accident, un acte criminel ou encore une détresse psychologique.
Le site de Musenyi accueille aujourd’hui plus de 18 000 réfugiés, majoritairement originaires de la République démocratique du Congo. Ce drame vient souligner une fois de plus la vulnérabilité des enfants dans les camps, et l’urgence de renforcer les dispositifs de sécurité autour des zones sensibles, comme les rivières et autres points d’eau.
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Un jeune homme se tient devant le bâtiment administratif dans le site de Musenyi dans le sud-est du Burundi © SOS Médias Burundi
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