Bubanza : une septuagénaire massacrée dans un champ, son petit-fils de 19 ans aux arrêts

Bubanza : une septuagénaire massacrée dans un champ, son petit-fils de 19 ans aux arrêts

SOS Médias Burundi

Bubanza, 2 juillet 2026 – Sylvane Ndayarinze, une septuagénaire, a été sauvagement tuée dans un champ situé sur la colline Mwanda, en zone Muramba, commune Bubanza, dans la province de Bujumbura, à l’ouest du Burundi. Son corps a été découvert le 28 juin vers 13 heures, présentant de graves blessures à la tête et une profonde entaille au cou. Son petit-fils de 19 ans a été arrêté. Les autorités privilégient la piste d’un conflit foncier familial.

Selon des sources locales, Sylvane Ndayarinze s’était rendue sur la colline Mwanda pour récolter des régimes de palmiers à huile. Installée depuis quelque temps sur la sous-colline Ciya, elle était revenue sur ses anciennes terres en compagnie de son petit-fils, Clovis Habimana, âgé de 19 ans et membre de la ligue des jeunes du parti au pouvoir, les Imbonerakure.

Les premières constatations indiquent que la victime a d’abord été frappée à l’aide d’un gourdin avant d’être égorgée à la machette. Son corps a été retrouvé gisant dans le champ où elle effectuait les récoltes.

La police et les autorités administratives ont rapidement interpellé Clovis Habimana, considéré comme le principal suspect dans cette affaire. Il est actuellement détenu au cachot du commissariat communal de Bubanza, où il est entendu dans le cadre de l’enquête.

Selon l’administration locale, ce meurtre pourrait être lié à un conflit foncier opposant des membres de cette famille. Les investigations se poursuivent afin d’établir les circonstances exactes du drame et de déterminer les responsabilités.

La province de Bujumbura, dans l’ouest du Burundi, figure parmi les régions les plus touchées par les assassinats et les découvertes de corps sans vie. Ces derniers mois, plusieurs cas de meurtres et de cadavres abandonnés y ont été signalés, alimentant les inquiétudes de la population et des organisations de défense des droits humains.

Le 29 juin dernier, Fortuné Gaëtan Zongo, Rapporteur spécial des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme au Burundi, a dénoncé la persistance des exécutions extrajudiciaires, des disparitions forcées, des actes de torture, des arrestations arbitraires et de l’impunité qui continuent de caractériser la situation des droits humains dans le pays. Quelques jours auparavant, les évêques catholiques du Burundi avaient eux aussi exprimé leur profonde préoccupation face à la multiplication des assassinats, des disparitions et des violations des droits fondamentaux, appelant les autorités à prendre des mesures pour garantir la sécurité de tous les citoyens. Ces prises de position avaient suscité la colère du président Évariste Ndayishimiye, qui les avait qualifiées de critiques infondées.

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Photo : Des femmes et des filles dans une rue principale de Bubanza, où une septuagénaire a été retrouvée morte dans des circonstances non élucidées. © SOS Médias Burundi

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