Angeline Ndayishimiye : deux distinctions internationales en 48 heures, entre reconnaissance humanitaire et critiques sur les droits humains
SOS Médias Burundi
Bujumbura, 10 juillet 2026 — En l’espace de 48 heures, la Première Dame du Burundi, Angeline Ndayishimiye, a reçu deux distinctions internationales récompensant son engagement dans les domaines social et sanitaire. Honorée d’abord à New York par le système des Nations Unies, puis à Londres au Royaume-Uni, elle voit les actions menées à travers la Fondation Bonne Action Umugiraneza gagner en visibilité sur la scène internationale. Ces reconnaissances interviennent cependant dans un contexte où le Burundi continue de faire face à des critiques concernant la situation des droits humains.
Le 8 juillet 2026, à New York, le système des Nations Unies a décerné à Angeline Ndayishimiye le Prix des Nations Unies pour la Population 2026, dans la catégorie Institutions, en reconnaissance des actions menées par la Fondation Bonne Action Umugiraneza, créée en 2019.
Il s’agit de la deuxième fois qu’elle reçoit cette distinction. En 2023, elle avait déjà été récompensée par le même prix, mais dans la catégorie Personnalités, consacrant son engagement personnel en faveur du bien-être des populations.
À travers la Fondation Bonne Action Umugiraneza, la Première Dame intervient dans plusieurs domaines, notamment la santé, avec des programmes de lutte contre le cancer, la prise en charge des personnes souffrant de problèmes de vue ainsi que l’accompagnement des couples confrontés à l’infertilité.
La fondation mène également des actions dans les secteurs de l’éducation, du développement humain et de l’assistance aux personnes vulnérables.
Recevant cette distinction, Angeline Ndayishimiye a exprimé sa gratitude et dédié ce prix aux femmes et aux hommes engagés dans les actions de solidarité.
« Cette distinction représente un immense honneur pour la Bonne Action Umugiraneza, pour le Burundi et pour toutes les femmes et tous les hommes qui consacrent leur vie à servir les plus vulnérables », a-t-elle déclaré.
Dans son allocution, elle a également souligné qu’aucun développement durable ne peut être atteint sans un investissement conséquent dans le capital humain.
Une deuxième distinction à Londres
Moins de vingt-quatre heures après sa reconnaissance à New York, Angeline Ndayishimiye a reçu une nouvelle distinction internationale.
Le 9 juillet 2026, à Londres, au Royaume-Uni, elle s’est vu décerner le Global Health Award 2026, en reconnaissance de sa contribution à l’amélioration de la santé des populations.
Parmi les initiatives souvent citées figure l’accompagnement des couples souffrant d’infertilité à l’hôpital de Kibimba, situé dans la province de Gitega, au centre du Burundi, plus précisément dans la localité d’origine de son mari.
Cet établissement est aujourd’hui présenté comme une référence dans ce domaine au Burundi. Selon les informations communiquées par les promoteurs de cette initiative, une vingtaine de couples auraient déjà pu avoir des enfants grâce aux services proposés.
Cette réalisation est saluée par plusieurs bénéficiaires et observateurs burundais, qui estiment qu’elle répond à une problématique sociale longtemps peu prise en compte dans le pays.
Une visibilité internationale pour la Fondation Bonne Action Umugiraneza
Ces deux récompenses successives renforcent la visibilité internationale des initiatives sociales et sanitaires portées par la Fondation Bonne Action Umugiraneza.
Les soutiens de ces programmes estiment qu’ils contribuent à améliorer l’accès à certains services essentiels, notamment pour les personnes vulnérables et les familles confrontées à des difficultés particulières.
Ils soulignent également l’importance des actions complémentaires menées par les organisations sociales et humanitaires dans l’amélioration des conditions de vie des populations.
Des critiques persistantes sur la situation des droits humains
Ces distinctions interviennent toutefois dans un contexte où le Burundi continue de faire face à des critiques sur la situation des droits humains.
Des organisations de défense des droits de l’homme ainsi que plusieurs acteurs internationaux ont régulièrement dénoncé des préoccupations liées aux libertés publiques, à l’espace civique, à la situation des défenseurs des droits humains ainsi qu’à des allégations d’arrestations arbitraires, de disparitions forcées et d’autres violations présumées.
Le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme au Burundi, Fortuné Gaëtan Zongo, a également exprimé, dans ses rapports, des préoccupations concernant le respect des droits fondamentaux dans la petite nation de l’Afrique de l’Est.
Ses rapports appellent notamment à renforcer la protection des libertés publiques, à lutter contre l’impunité et à garantir un environnement permettant aux acteurs de la société civile et aux défenseurs des droits humains de mener leurs activités.
Pour certains observateurs, les distinctions reçues par la Première Dame mettent en avant des initiatives importantes dans les domaines social et sanitaire. Ils estiment cependant que ces reconnaissances ne devraient pas occulter les défis persistants en matière de gouvernance, de respect des droits humains et de libertés publiques.
Entre reconnaissance internationale des actions humanitaires et débats sur la situation politique et sociale du pays, le Burundi continue ainsi de présenter une image contrastée sur la scène internationale.
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Photo : Le président Évariste Ndayishimiye et la Première Dame, Angeline Ndayishimiye, suivent un exposé lors de la 6ᵉ édition du Forum de haut niveau des femmes leaders à Bujumbura, la capitale économique du Burundi. La Première Dame a récemment reçu deux distinctions internationales en l’espace de 48 heures, saluant son engagement à travers la Fondation Bonne Action Umugiraneza dans les domaines de la santé et de l’action sociale. © SOS Médias Burundi
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