« Les conditions ne sont pas réunies pour la tenue d’élections libres et transparentes » selon des organisations de la société civile
Dans une déclaration précisant la position de la société civile, cette dernière se dit surprise par la volonté des membres du CNARED de rentrer au Burundi et de participer à toutes les élections de 2020. (SOS Médias Burundi)
Ces organisations de la société civile rappellent que de multiples cas d’assassinat et autres violations graves à caractère politico-ethnique sont toujours relevés par des organisations de défense des droits humains. Elles expliquent aussi qu’il y a un climat d’intolérance politique qui s’aggrave à l’approche des élections contestées de 2020.
Les organisations signataires de cette déclaration déplorent également qu’à l’approche des élections de 2020, le Gouvernement du Burundi redouble d’ardeur pour restreindre les libertés publiques d’association et de rassemblement pacifique surtout la liberté de la presse et le droit d’être informé qui constituent un préalable au bon déroulement de tout processus électoral.
Elles recommandent entre autres au gouvernement de mettre fin à l’impunité des auteurs des violations des droits de l’homme dont les principales victimes sont des membres des partis politiques de l’opposition dont le CNL. Et aux acteurs politiques de continuer à lutter pour la réhabilitation de l’Accord d’Arusha pour la Paix et la réconciliation au Burundi qui avait contribué au retour à la paix et à la stabilité depuis sa signature en Août 2000 jusqu’à l’avènement du « troisième mandat présidentiel illégal en 2015. »
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