Des habitants dénoncent des contributions forcées à Cibitoke
Des habitants des communes de la province de Cibitoke (Nord-Ouest du Burundi) se lamentent que le parti CNDD-FDD leur impose des contributions forcées pour la croisade de Gitega (centre du Burundi).
Ils affirment être fatigués et demandent que ces contributions soient annulées. (SOS Médias Burundi)
Des témoins affirment que des jeunes du parti au pouvoir font le porte à porte depuis mardi dernier pour collecter des contributions. »Ils exigent des vivres ou de l’argent servant d’offrandes pour la grande croisade du CNDD-FDD qui a commencé aujourd’hui à Gitega », racontent-ils.
Des familles qui se sont confiées à SOS Médias Burundi disent avoir été intimidées. »Ils nous disaient que celui qui ne donnera pas un don sera poursuivi », affirment-elles.
Quant aux commerçants, ils ont été obligés de donner des vivres dont du haricot, du mais, du riz ou encore de l’argent. Un commerçant a indiqué avoir donné 20000 francs burundais pour que son commerce ne soit pas fermé.
Des individus et des familles qui n’ont pas trouvé de contribution disent craindre pour leur sécurité. »Ils nous ont menacé, insistant que nous allons le payer très cher »,ajoutent-ils.
Contacté, le responsable provincial du CNDD-FDD dit ne pas être au courant d’une telle collecte.
Albert Nsekambabaye qualifie de telles actions plutôt d' » escroquerie et de banditisme ».
La croisade du parti au pouvoir qui a commencé aujourd’hui va se clôturer le week-end. Elle précède un congrès du CNDD-FDD au cours duquel sera dévoilé le candidat présidentiel de cet ancien mouvement rebelle hutu aux élections de mai 2020.
You might also like
Muha: une vingtaine des membres du CNL arrêtés dans une fouille
La police a mené une fouille dans plusieurs quartiers de la zone de Kanyosha en commune de Muha (sud de la ville de Bujumbura).Plusieurs personnes (membres du CNL) ont été
Kanyosha : un opposant enlevé
Jean Paul Nzikoruriho a été enlevé ce mercredi. Les faits se sont déroulés au quartier de Kamesa en zone de Musaga (sud de la ville commerciale Bujumbura). L’homme qui se
COUP DE CRAYON – Loi liberticide et emprisonnement : l’étau se resserre autour des journalistes
Analyse d’un jeune burundais (SOS Médias Burundi) Aujourd’hui, faire du journalisme au Burundi, c’est avant tout être courageux et s’attendre à toute éventualité, allant de la disparition forcée à l’emprisonnement.
