Kakuma (Kenya) : cinq réfugiés isolés par leurs pairs pour avoir mangé un chien

Kakuma (Kenya) : cinq réfugiés isolés par leurs pairs pour avoir mangé un chien

Il s’agit de trois Congolais et deux Burundais. Ils habitent la zone 2 de Kakuma et affirment avoir trouvé de bon goût la viande d’un chien. Pourtant, le reste de la communauté a alors décidé de les isoler, ce que ces derniers n’acceptent pas. (SOS Médias Burundi)

L’histoire s’est produite mardi de cette semaine dans le quartier de Gambera, zone Kakuma II principalement habitée par des réfugiés burundais et congolais. « Nous avons été alertés par un cri inhabituel d’un chien. Quand nous avons approché pour voir de quoi il s’agissait, nous avons été surpris de voir deux Burundais et trois Congolais fiers d’abattre un chien comme si c’est une chèvre ou une vache”, racontent des Burundais du camp de Kakuma.

“C’est contre la culture burundaise en tout cas. Je n’avais jamais vu une personne qui mange un chien”, raconte un autre Burundais.

Tout le quartier a vite été alerté, mais les intéressés n’ont pas été inquiétés et ont continué leur travail jusqu’a manger et savourer le goût de l’animal, apprend-on.

Du coup le châtiment social est tombé. Les cinq jeunes hommes ont été mis en quarantaine. “Personne ne pourra manger ou boire un verre avec eux”, crient leurs compatriotes surtout les hommes. “Ce n’est pas la première fois qu’ils font ce genre d’acte outrageant notre culture. Et même les Congolais qui vivent ici ne mangent pas tous des chiens. Donc nous devons décourager ce genre de chose ici”, disent-ils.

« Pourtant au regard de la loi, ces hommes n’ont enfreint aucune règle communautaire », a dit un leader communautaire.

Les incriminés expliquent pourquoi ils ont préféré transgresser la culture. “Ça faisait un bon bout de temps que nous ne mangeons pas de viande par faute de moyens. Et parmi nous, un avait déjà gouté la viande de chien. Alors, nous nous sommes dits, pourquoi ne pas manger un chien qui est à notre portée. Et d’ailleurs sa viande est de bon goût et nous n’avons pas de problème sanitaire”, expliquent-ils.

Le camp de Kakuma compte plus de 200 mille réfugiés dont plus de 20 mille Burundais.

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Photo : une pancarte montrant le camp des réfugiés de Kakuma

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