Ntega : l’autorité a trouvé un moyen de payer les enseignants vacataires
À partir de fin janvier 2022, tous les commerçants et les fonctionnaires de la commune de Ntega en province de Kirundo (nord du Burundi) devront verser une somme variant entre 10 et 25 mille francs burundais. La seule exception concerne les militaires et les policiers. L’argent est destiné à payer des enseignants vacataires et les bénévoles. La mesure a été prise par l’administrateur communal en collaboration avec le secrétaire communal du parti CNDD-FDD et le directeur de l’enseignement dans la commune. Une mesure décriée par les concernés. (SOS Médias Burundi)
Chaque commerçant exerçant en commune de Ntega devra s’acquitter d’un montant variant entre 15 et 25 mille selon la taille de son commerce. Les fonctionnaires de l’Etat et les salariés du secteur privé eux, doivent verser 10 mille, d’après des habitants.
« C’est une décision injuste, autoritaire et illégale. Comment est-ce des individus s’arrogent le droit de décider sur les biens d’autrui ? Nous n’avons pas été consultés et nous sommes contre cette mesure », ont réagi en colère des salariés et des commerçants de Ntega.
Et d’ajouter, « Pourquoi est-ce la mesure concerne seulement les civils ? Les auteurs savent que c’est illégal et n’ont pas voulu avoir des ennuis avec des militaires et des policiers. Ils nous prennent pour des moutons à qui ils peuvent tout prendre ».
La mesure a été prise par l’administrateur de Ntega, le directeur communal de l’enseignement et le secrétaire du CNDD-FDD dans la commune.
Ils expliquent que les montants qui seront collectés serviront à payer les enseignants vacataires et bénévoles des écoles publiques que compte la commune de Ntega.
Des sources locales indiquent que « les trois hommes menacent de chasser du territoire de Ntega tout récalcitrant ».
« Celui qui s’opposera à cette décision sera poursuivi, il ne mérite même pas rester sur notre territoire » , aurait lâché un des trois hommes.
Des enseignants rejettent la mesure et demandent aux responsables de leurs syndicats d’intervenir.
Seulement, ils ont peur d’être persécutés.
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Photo : chef-lieu de la commune Ntega
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