Ruhagarika : des familles se souviennent d’une attaque meurtrière et exigent justice
Ce mercredi 11 mai, des familles ayant perdu les leurs dans une attaque rebelle à Ruhagarika , en commune de Buganda (province de Cibitoke , nord-ouest du Burundi) ont commémoré le quatrième anniversaire de l’attaque sanglante qui a coûté la vie à au moins 28 personnes dans la nuit du 11 mai 2018. Elles demandent aux autorités burundaises de traduire en justice les responsables de l’attaque. (SOS Médias Burundi)
Accompagnées par des autorités locales, les familles des victimes ont commencé par une longue marche en mémoire des victimes, avec pancartes à la main, jusqu’à l’endroit où ont été été enterrées les personnes tuées à Ruhagarika. Des gerbes de fleurs ont été déposées sur la tombe commune.
« Nous demandons à la région et à la communauté internationale de punir les commenditaires de ces tueries, nous nous insurgeons contre Red Tabara un mouvement terroriste, … », pouvait-on lire sur les pancartes.
Red Tabara, un groupe rebelle burundais qui a installé ses positions dans la province du Sud-Kivu à l’est de la RDC, non loin de Buganda est soupçonné d’avoir commis les tueries.
Dans son discours, Onesphore Mutankana qui a représenté les familles éprouvées a plaidé pour « le soutien des familles et des victimes ».
Peur
Les familles qui ont été ciblées lors de l’attaque armée sur la colline de Ruhagarika (près de la rivière Rusizi séparant le Burundi et la RDC) ont toujours peur d’être de nouveau attaquées.

« Ici, il fait très sombre la nuit car le milieu n’est pas éclairé par manque d’électricité. Aucun militaire ne patroulle ici alors que nous craignons d’être encore attaqués. Les forces de l’ordre ne vont sur la rivière que pour traquer les fraudeurs, … nous demandons que la sécurité soit renforcée. Nous aimerions également que l’on nous donne les 14 compteurs que l’ancien deuxième vice-président Joseph Butore nous avait promis pour éclairer la localité », a-t-il dit.
L’attaque de Ruhagarika a couté la vie à 28 personnes . Plusieurs autres ont été blessées. Elles vivent actuellement avec handicap.
Ce mercredi, aucune haute autorité du pays ne s’est rendue sur place, seuls les responsables locaux ont participé aux cérémonies.
L’administrateur communal de Buganda affirme qu’il est au courant des inquiétudes des habitants de Ruhagarika et promet de contacter les responsables militaire et policier pour qu’ils renforcent des patrouilles surtout pendant la nuit.
« Ces patrouilles seraient utiles, surtout que les malfaiteurs proviennent de l’autre côté de la RDC », a avoué Pamphile Hakizimana.
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Photo : dépôt de gerbe de fleurs sur la tombe commune des victimes de Ruhagarika
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