Kakuma (Kenya) : retard inhabituel de distribution de la ration alimentaire
La ration alimentaire du mois de juin n’est pas encore distribuée aux réfugiés du camp de Kakuma au Kenya. Ce retard n’est pas sans conséquences sur la vie des réfugiés qui crient famine. (SOS Médias Burundi)
Les plus touchés sont les femmes enceintes, les enfants et les personnes âgées.
«Ces catégories de personnes vulnérables ne peuvent pas aller travailler dans les champs des Kenyans pour cultiver et être payés afin d’avoir de quoi manger », expliquent des réfugiés burundais qui s’estiment plus touchés par ce retard , étant nouveaux dans le camp de Kakuma.
Ils affirment que la famine s’est rapidement installée dans les ménages.
« C’est un retard qui nous vulnérabilise doublement. Imaginez passer tout un mois sans recevoir ni de ration alimentaire ni d’argent alors que l’assistance mensuelle ne suffit même pas pour couvrir ne fût-ce que trois semaines. Donc le HCR nous a délaissés », se lamentent des réfugiés.
Ils indiquent que la situation s’est empirée du moment que les prix sur le marché ont considérablement grimpé.
« Avant, on pouvait même aller acheter des vivres au marché. Mais, pour le moment c’est impossible car les prix du riz, du haricot, de l’huile de cuisine et bien d’autres denrées alimentaires ont purement passé du simple au double. Et pire encore, la saison n’a pas été bonne pour les cultivateurs d’entre nous. Nous sommes vraiment malheureux », expliquent-ils.
Ces réfugiés demandent qu’au moins l’approvisionnement du mois de juin soit fait avec celui de juillet pour essayer de combler le vide créé par ce retard.
Kakuma est un camp situé dans la région de Turkana au nord-ouest du Kenya. Il héberge plus de 200 mille réfugiés originaires de plusieurs pays de la Communauté est africaine et de la corne de l’Afrique dont plus de 20 mille Burundais.
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Photo : vue du camp des réfugiés de Kakuma
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