Kakuma (Kenya) : faible engagement scolaire au début du second trimestre

Kakuma (Kenya) : faible engagement scolaire au début du second trimestre

Une semaine après le début du deuxième trimestre au camp de Kakuma au Kenya, élèves et enseignants manifestent un faible enthousiasme. La plupart des enfants manquent de matériel scolaire au moment où les enseignants affichent un dégoût suite à un manque de motivation. (SOS Médias Burundi)

Les abandons scolaires au début du deuxième trimestre au camp de Kakuma (nord-ouest du Kenya) en disent long.

« Je ne suis pas motivé pour pouvoir continuer, je vais aller chercher du travail ou m’exercer à conduire une moto et devenir motocycliste », indique un élève burundais de la 9ème année qui a préféré abandonner l’école.

Des parents, eux disent qu’ils n’ont pas les moyens d’acheter du matériel scolaire pour leurs enfants.

« Voyez-vous, l’assistance en uniforme et cahiers n’est plus régulière, raison pour laquelle je ne peux pas avoir en même temps de quoi nourrir mes enfants et acheter le matériel scolaire », explique une mère de trois enfants.

À 10 heures du matin, le temps de la récréation, à l’école NRC, les classes se vident. Enseignants et enfants partent en même temps. Les enseignants indiquent qu’ils sont mal payés et qu’ils préfèrent aller faire d’autres activités génératrices de revenus dont l’agriculture.

La situation est la même pour tous les réfugiés qui ont inscrit leurs enfants dans les écoles publiques.

Contrairement aux écoles dites privées au même camp, les cours se donnent avec du sérieux.

« Ces écoles fonctionnent convenablement parce que les enseignants sont bien payés et motivés. Mais ces établissements sont très chers que les familles démunies ne peuvent pas y envoyer leurs enfants », expliquent des réfugiés.

Des leaders des réfugiés demandent au HCR et aux autres agences humanitaires d’assurer une bonne éducation aux enfants réfugiés et de disponibiliser une assistance en matériel scolaire et didactique à temps dans ce camp qui héberge plus de 200 mille réfugiés originaires de plusieurs pays dont plus de 20 mille Burundais.

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Photo : vue partielle du camp des réfugiés de Kakuma

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