Dzaleka (Malawi) : vers la fermeture du camp des réfugiés

Dzaleka (Malawi) : vers la fermeture du camp des réfugiés

Le camp des réfugiés de Dzaleka au Malawi est sur le point de fermer. Tous les réfugiés seront délocalisés vers le nouveau camp de Lowani au sud du Malawi. Le HCR et les autorités du pays d’accueil veulent s’assurer des données exactes des réfugiés qui seront concernés par la relocalisation.
Plus 50.000 réfugiés seront transférés au nouveau camp dont plus de 11 mille Burundais.
(SOS Médias Burundi)

Les réfugiés du camp de Dzaleka ont été priés de donner toutes les informations qui concernent leur vie au camp.

« Nous devons tout dire sur la taille de la famille, les pays d’origine, les raisons de demande d’asile, la situation financière, etc. Ils ont dit qu’ils veulent faire une re-vérification rapide pour bien conserver les données avant notre transfert vers un autre camp », racontent des Burundais qui ont lu des affiches sur le tableau d’affichage du camp.

Dans les prévisions du HCR, le camp de Dzaleka aura déjà fermé avant la fin dd cette année en cours.
L’identification des réfugiés sera achevée au mois d’octobre.

Cette agence onusienne et le gouvernement du Malawi affirment qu’ils veulent s’assurer que  » tout le monde soit déplacé dans sa dignité vers le camp de Lowani ».

Ce nouveau camp est situé dans le district de Neno, dans le sud du Malawi.

Le gouvernement du Malawi et le HCR ont déclaré que la zone de Dzaleka est déjà devenue très petite et que la capacité d’accueil est largement dépassée.

« Le lieu ne peut accueillir que 10 mille personnes mais il y a actuellement plus de 50 mille réfugiés. Par conséquent, les réfugiés doivent quitter ce camp et se rendre à Lowani, où se trouve une vaste zone pouvant accueillir de nombreuses personnes et qui est deux fois plus grande que Dzaleka », ont suggéré les responsables administratif et humanitaire.

Le camp de Lowani, le prochain lieu d’accueil est déjà bien équipé.

« La zone est déjà bien préparée, il y a de l’eau, un hôpital et des services de police. Il y a aussi une école primaire avec 22 salles de classe. Il y a une grande rivière qui a beaucoup d’eau et il y a une zone de champs où les gens peuvent cultiver et se nourrir », ont-ils rassuré.

À Dzaleka, les réfugiés ne cachent pas leurs inquiétudes.

« Ici, on était déjà bien installé, on a des champs, des boutiques et on vit bien avec les communautés environnantes. Imaginez qu’ à Lowani, on va tout recommencer à zéro. Au moins, qu’ils nous donnent le temps de récolter nos champs », disent certains réfugiés mais d’autres se résignent, sachant qu’ils ne peuvent rien changer.

Le camp de Dzaleka héberge plus de 11 mille Burundais.

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Photo : vue d´une partie du camp des réfugiés de Dzaleka

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